21 juillet 2013

Des missions bénévoles ponctuelles pour tous, pendant l'été

Si vous ne partez pas en vacances, si le temps des vacances est terminé, si vous avez quelques moments libres, si vous avez envie d'aider les autres ou d'apporter une aide à une association, rendez-vous sur le site d'Espace Bénévolat qui vous propose un  grand nombre de missions ponctuelles pendant l'été 

http://www.espacebenevolat.org/

Un bon été solidaire ! et à bientôt avec de bonnes nouvelles à propos du bénévolat !







Pour rêver un peu...
 



14 juillet 2013

Des volontaires du service civique à l'honneur à l'occasion de la cérémonie du 14 juillet



14 juillet 2013, une heureuse initiative : cent jeunes volontaires du service civique ont été invités à participer au défilé traditionnel du 14 juillet !

Il faut s'en réjouir !

 C'est la marque d'une reconnaissance de leur engagement pour le bien commun, à une époque où l'individualisme et le "tout pour soi" semble être la règle (nous verrons que ce n'est pas si vrai, à l'occasion d'un prochain article sur les dernières données du bénévolat en France).

Quoi qu'il en soit, un moment fort de la cérémonie:  le spectacle  de ces jeunes gens (habillés pour l'occasion par Agnès B) félicités un à un par François Hollande et chantant avec force et conviction "le chant des partisans" (en hommage à la Médaille de la Résistance mise à l'honneur cette année), conviction plus manifeste que celle de notre équipe de France de foot chantant La Marseillaise !!
Les jeunes volontaires
devant la tribune officielle
La célèbre petite veste
d'Agnès B

Avec François Hollande

Espérons que cette initiative sera renouvelée les années suivantes !

24 juin 2013

Le bénévolat, un remède contre l'hypertension ?

On l'a déjà dit : "le bénévolat, c'est bon pour la santé ! "(voir notre article du 1er mars 2012)

Le bénévolat, "prévention santé" pour les seniors
Cette fois, sur le site canadien Canoé, reprise par le Huffington Post, nous avons trouvé une étude qui nous vient d'outre atlantique, publiée dans la revue "Psychology and Aging", selon laquelle le bénévolat aurait des vertus bénéfiques sur la santé cardiaque de celui qui s'investit pour les autres.
Il s'agit d'une étude menée entre 2006 et 2010, auprès de 1160 adultes de 51 à 91 ans, interrogés sur leurs activités de bénévolat. Une prise de tension au début de l'enquête, puis quatre ans plus tard, a permis d'établir un lien entre la tension artérielle et le nombre d'heures consacrées au bénévolat. C'est ainsi que les personnes qui déclaraient consacrer au moins 200 heures/an au bénévolat avaient 40% moins de chance de souffrir d'hypertension quatre ans plus tard, par rapport aux non bénévoles.

Mais aussi pour les jeunes !
Une autre étude américaine parue en début d'année dans la revue "JAMA pediatrics" avait déjà montré un lien étroit entre le bénévolat et une meilleure santé cardiovasculaire chez les collégiens et lycéens.

Alors, quoi qu'il en soit, le bénévolat, c'est bon pour tous !

http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2013/06/19/20911691-relaxnews.html

Et pour ceux et celles qui comprennent l'anglais :

http://www.cmu.edu/news/stories/archives/2013/june/june13_volunteeringhypertension.html

14 juin 2013

L'ESS, qu'est-ce que c'est ? Quelques repères pour y voir clair

L'Economie Sociale et Solidaire (ESS) est devenue un thème
récurrent depuis les années 80 et bon nombre d'économistes et de politiques y voient une lueur d'espoir dans une société en crise, l'ESS ouvrant la voie à de nouveaux modèles de développement face aux modes de croissance existants. Elle constitue aussi un espoir pour les pays émergents. Le Brésil, tout particulièrement, a su y trouver la voie d'un développement spectaculaire dans certains secteurs de son économie (coopératives de production agricole notamment, banques mutualistes pour un accès des plus pauvres au crédit et à la consommation...)

C'est un concept qui, aujourd'hui, est largement utilisé et présent dans le monde de l'économie. Nos femmes et hommes politiques y font référence. Des modules de formation existent à l'université et dans les écoles de commerce. De nombreux jeunes diplômés, et de plus en plus, hésitent à rejoindre le secteur "marchand" et préfèrent se tourner vers le secteur de l'ESS, d'autres se lancent franchement dans l'"entrepreneuriat social".


De quoi parle t-on exactement ?

Il s'agit du secteur de l'économie composé des entreprises coopératives, mutualistes ou associatives, ainsi que des fondations.

Une idée ancienne
L'Economie Sociale et Solidaire n'est pas un concept nouveau. Dès le XIIIè siècle, en effet, il existait des sortes de coopératives de production (coopératives laitières par exemple). 
Mais c'est à partir de la seconde moitié du XIXè siècle que le concept a pris tout son essor et que le mouvement coopératif et mutualiste s'est développé avec la création de coopératives de production et l'apparition des premières sociétés de secours mutuel, en réponse aux effets humains néfastes du capitalisme naissant.
Le mouvement n'a fait que s'amplifier (malgré des périodes de recul) avec le mouvement associatif à partir de la loi de 1901, l'apparition du qualificatif "solidaire" dans l'activité économique (commerce équitable, finances solidaires...) à partir des années 70-80, avec l'établissement de la charte de l'économie sociale. (actualisée en 1995)....pour aboutir en 2012 à la création d'un ministère de l'économie sociale et solidaire relevant du ministère de l'économie.

Un secteur de l'économie fondé sur des principes de solidarité et d'utilité sociale
"Ce sont des entreprises, qui vivent dans l'économie de marché. Mais ce sont des entreprises différentes, car nées d'une volonté de solidarité au service de l'homme, elles privilégient le service rendu par rapport au profit dégagé et intègrent dans la vie économique la dimension sociale" (Définition donnée par la Charte de l'Economie sociale de 1981 revue en 1995)

Au service de l'Homme, ces entreprises :
  • sont présentes dans de très nombreux secteurs : action sociale, offre de soins, sports et loisirs, éducation et formation, banques et assurances, agriculture, industrie, construction, logement social, distribution, artisanat...
  • permettent d'acquérir des biens et des services au moindre coût et de la meilleure qualité possible (coopératives de consommation, d'habitation, etc...banques coopératives, assurances mutualistes, mutuelles de santé, associations d'usagers...)
  • permettent d'exercer son métier en conservant son autonomie, tout en bénéficiant des mêmes avantages que les grandes entreprises (coopératives d'agriculteurs, d'artisans, de pêcheurs, de transporteurs, de commerçants...)
  • permettent enfin de s'associer avec d'autres pour gérer démocratiquement son entreprise (la coopérative de travailleurs)
(charte de l'économie sociale)

...et sur un principe de fonctionnement démocratique
  • des entreprises de personnes qui adhèrent librement, et non des sociétés de capitaux.
  • une gouvernance démocratique (une personne, une voix), les administrateurs sont élus
  • une propriété collective non partageable
  • une absence de lucrativité (ou une lucrativité encadrée et réglementée pour les coopératives) : l'excédent réalisé est réinvesti dans le développement des projets de l'entreprise. Il ne rémunère pas le capital apporté.
  • une indépendance à l'égard des pouvoirs publics
Quelques chiffres
En 2010, le secteur de l'ESS représentait :
  • 10,3% de l'emploi en France
  • 13,9% de l'emploi privé
  • 2,34 millions de salariés
  • 222.900 établissements employeurs
  • 56,4 milliards d'euros de rémunérations brutes versées
  • 7 à 10% du PIB selon les sources
Pour en savoir plus :
http://www.economie.gouv.fr/cedef/economie-sociale-et-solidaire
et aussi, un excellent dossier sur la question, clair, qui aborde tous les aspects de l'ESS :
Panorama de l'ESS réalisé par le Conseil National des chambres régionales de l'économie sociale - édition 2012 

31 mai 2013

Ils construisent le monde de demain...


A l'occasion de la 8è "Global Conference" des Ateliers de la Terre qui se tiendra à l'UNESCO du 3 au 5 juin prochain, et dont il est partenaire, Youphil a sélectionné dix profils atypiques d'hommes et de femmes "qui construisent le monde de demain". Tous ont été motivés par un même credo : "changer le monde" !

Je vous invite à les découvrir ,

06 mai 2013

E-bénévolat.....pensez-y !


L' e-bénévolat, ou bénévolat à distance, ou web-bénévolat, est un type de bénévolat en pleine expansion grâce à la généralisation de l'utilisation des moyens informatiques et de l'internet, accessibles chaque jour à un plus grand nombre.
 
L'e-bénévolat permet à des personnes ayant peu de temps disponible, handicapées  ou ne pouvant se déplacer, à donner de leur temps en gérant elles-mêmes leur disponibilité, en s'organisant comme bon leur semble en restant chez elles, en intervenant "à distance".
 
Il est né aux Etats-Unis dans les années 70. Le "Virtual Volunteering Project" avait pour objectif de promouvoir ce type de volontariat à distance grâce à l'informatique, auprès des associations américaines.

La révolution internet a réellement permis son développement à partir de 1995. La pratique s’est élargie au Canada, puis dans certains pays européens et surtout auprès de l’agence Volontaires des Nations-Unies.

e-bénévolat, un bénévolat sans frontière 
En effet, en 2000, les Nations-Unies lancent leur plateforme de bénévolat en ligne  sur laquelle il est possible de s'inscrire et de proposer ses compétences en choisissant un type de tâche (rédaction, traduction, design, conseil, développement informatique....) un thème (éducation, jeunesse, environnement, santé, culture, etc...), une région (Amérique latine, Asie du sud-est, Afrique, etc...)

Plus près de nous, la plateforme "betobe" permet de mettre en relation des bénévoles intéressés par ce type de bénévolat, avec des associations qui ont déposé une ou plusieurs offres de missions, à l'étranger ou en France. L'utilisation du site est extrêmement simple. Il suffit de remplir un formulaire (identité, domaine d'expertise, type d'emploi....) et de consulter les offres de mission proposées en ligne.

Une véritable coopération nationale et internationale permet de se développer grâce à un réseau d'associations et de bénévoles qui peuvent ainsi apporter une collaboration à distance, et mettre en relation, sans déplacement, des personnes impliquées dans l'action humanitaire.

Mais si ces plateformes interviennent essentiellement pour rapprocher des compétences à travers le monde, il n'est pas besoin d'aller si loin pour exercer ce type de bénévolat pour lequel il suffit d'avoir un ordinateur, une connexion internet et des compétences à offrir. 

e-bénévolat, un bénévolat à portée de tous
Les associations recherchent toutes les bonnes volontés.
Manque de temps ? handicap ? personnes âgées ? étudiants occupés par leurs études ? actifs ? retraités géographiquement loin d'associations ? L'e-bénévolat permet de tenir compte des contraintes de chacun.

De nombreuses associations font appel à des "e-bénévoles", et parmi elles, l'UNICEF France  qui a développé ce type d'action pour des missions ponctuelles ou tout au long de l'année (traitement de texte, graphisme, collecte de fonds, relais d'information, etc...) "Spécialiste, technicien ou novice sur la toile, chacun peut contribuer à faire avancer la cause des enfants ! " , peut-on lire sur la page d'accueil du site.

L'e-bénévolat permet, en effet, d'offrir ses compétences dans des domaines multiples et variés : recherche de documentation, traitement de texte, rédaction d'articles, constitution de banques de données, conception graphique, réalisation de supports de communication visuelle, défense et diffusion d'une cause humanitaire, recherche de fonds, de signatures, écoute de personnes en détresse, etc...autant d'actions qui peuvent se révéler d'une grande efficacité en évitant les déplacements inutiles, en permettant à des personnes handicapées, âgées ou disposant de peu de temps, de participer à une œuvre d'intérêt général et de se sentir utiles.  
 
Regards ailleurs
L'e-bénévolat, du fait de ses premiers pas aux Etats-Unis, y est largement pratiqué, notamment dans les programmes d'aide aux pays en voie de développement.

En Espagne, les "cyber-voluntarios" se sont largement développés, l'Espagne occupant une place privilégiée dans ce domaine en Europe, à tel point qu'on distingue officiellement le "voluntario presencial" (le bénévole présent physiquement sur le terrain) et le "voluntario virtual"(e-bénévole)
Le bénévolat traditionnel reste encore majoritaire, bien entendu, mais devant l'efficacité largement prouvée du "cyber-volontariat", le gouvernement espagnol, dans le document "stratégie gouvernementale du bénévolat 2010-2014", approuvé en conseil des ministres le 23 décembre 2010, prenait en compte cette évolution et conseillait explicitement aux organisations et associations à but non lucratif d'utiliser les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) afin d'être plus efficaces.

Au Québec, il existe un projet qui a particulièrement retenu mon attention car il ne s'adresse pas à des bénéficiaires lointains et se présente comme une initiative originale. Il mérite qu'on s'y arrête. Il s'agit du projet "Academos-Cybermentorat"C'est une plateforme web accessible à des jeunes de 14 à 20 ans, scolarisés (plus de 46.500 jeunes chaque année), qui s'interrogent sur leur avenir et leur choix professionnel. Des bénévoles entrés dans la vie professionnelle, les "cybermentors" (il étaient 2700 en 2012, issus de toutes les professions, allant du plombier au chercheur en optique-photonique) sont à leur disposition pour les écouter, les aider à se fixer des buts et à poursuivre leurs rêves.

248 écoles et 10 "cégeps" (collèges d'enseignement général et professionnel qui se rapprochent de nos lycées) ont utilisé ce service au cours de la dernière année scolaire.
 
Par des suivis personnalisés (13.000 jumelages estimés pour la fin de l'année), les "mentors" bénévoles , à travers leur expérience et la passion de leur métier, aident les jeunes en témoignant de leur vécu professionnel, en répondant à leur questionnement, en les guidant, en les conseillant afin qu'ils puissent préparer leur avenir professionnel, trouver leur voie et faire en sorte qu'ils se sentent bien dans leur métier plus tard.

En développant une relation personnalisée avec les jeunes, les mentors :
  • démystifient le monde du travail,
  • confirment aux jeunes que leurs aspirations sont réalisables,
  • renforcent la motivation scolaire et la poursuite des études,
  • participent au transfert des savoirs d‘une génération à l’autre.
Outre les suivis personnalisés, les jeunes ont à leur disposition :
  • des portraits écrits et des videos de mentors décrivant leur métier, leur cheminement, des anecdotes,
  • une application permettant aux jeunes d'inscrire le métier de leur rêve et de partager ce qui les motive, 
  • des informations démystifiant certains secteurs d'activités ou faisant la promotion de professions mal connues.
 Dans une enquête effectuée en 2012,
  • 80% des jeunes affirmaient que les "cybermentors" avaient eu une influence sur leur choix de carrière et de leur formation postsecondaire,
  • 80% des enseignants étaient satisfaits de la prestation des cybermentors,
  • 93% des cybermentors avaient le sentiment d'être utiles (" le meilleur moyen d'offrir à tous (étudiants et nous les adultes) un avenir meilleur et ainsi assurer la cohésion entre les générations" )
Enfin, une équipe de chercheurs de l'Université du Québec, en 2006, avait mesuré les effets de ce service et tiré les conclusions suivantes : une motivation scolaire accrue, une plus grande réussite des jeunes en difficultés, un choix de carrière mieux défini.
 
(Ces informations nous ont été communiquées par la présidente fondatrice de l'association)

Pour en savoir plus sur les "cybermentors" québécois, un bel exemple de bénévolat qui ne nécessite pas de présence physique "sur le terrain" !

 
Alors, pour tous ceux qui n'ont pas le temps ou qui ne peuvent se déplacer, pensez-y ! il y a de la place pour tout le monde dans les associations...même si vous vivez sur une île déserte (mais reliée à internet !) ou si vous faites le tour du monde en bateau...!
 
 
 

19 avril 2013

A propos de l'aide humanitaire en Haïti...un "coup de gueule" !

On se souvient de l'immense élan  de solidarité internationale manifesté  à l'occasion du séisme qui a dévasté Haïti en quelques minutes en janvier 2010, faisant 230.000 morts, 300.000 blessés  et 1,5 millions de sans abri.
Les Etats, les ONG, les sociétés civiles, ont envoyé ou promis des fonds afin d'aider ce petit pays, l'un des plus pauvres du monde, à se reconstruire et bâtir avec lui les conditions d'un nouveau départ afin qu'il retrouve un peu de dignité, de bien-être, et la place qu'il mérite dans l'espace caraïbéen.
 
YOUPHIL y consacre un dossier à l'occasion de la diffusion sur ARTE  d'un documentaire sur la "reconstruction" d'Haïti

4,191 milliards de dollars ont été promis par les instances internationales, de quoi reconstruire de nombreux quartiers de Port au Prince  (données ARTE)


Qu'en est-il trois ans après ?   

Raoul Peck, cinéaste, président de la FEMIS, ancien ministre de la culture d'Haïti, a enquêté durant deux années et a filmé tous les acteurs de cette aide internationale, de cette "assistance mortelle" , titre qu'il a donné à son film diffusé sur ARTE le 16 avril dernier (peut-être encore visible sur le site d'ARTE  http://videos.arte.tv/fr/videos/assistance-mortelle--7455884.html )

Le bilan est édifiant, désespérant. Haïti ressemble encore à un immense champ de bataille, les bailleurs de fonds préférant construire des logements (souvent inadaptés et loin de la ville) plutôt que d'affecter des sommes suffisantes au déblaiement des gravats (moins médiatique et valorisant pour l'image des bailleurs de fonds et des pays donateurs, alors que c'était la première des priorités avant toute reconstruction). Plus de 300.000 personnes vivent encore dans les rues et 350.000 dans 496 camps.

L'auteur du film, sans citer de noms d'ONG, de manière objective et sans complaisance particulière pour ses compatriotes, décortique tous les aspects de l'aide humanitaire, depuis les positions idéologiques divergentes, les conflits d'intérêts des  bailleurs de fonds, l'incapacité pour les ONG (souvent concurrentes sur les mêmes interventions) de se coordonner, la non prise en compte des spécificités haïtiennes et des besoins des populations (construction de logements, présentés comme "provisoires", sans eau ni électricité)....jusqu'à une ingérence politique à l'occasion de l'élection présidentielle et le déclenchement d'une crise   électorale destinée à éliminer le candidat soutenu par le président sortant jugé trop "critique" ..., sans oublier la condescendance occidentale habituelle, la conviction de savoir mieux que quiconque ce qui convient aux peuples sinistrés.

Il ne met pas en cause les bonnes volontés qui sont incontestables, ni le sérieux de la majorité des ONG, mais il montre les erreurs évidentes commises par la communauté internationale et le fatalisme de certains humanitaires  désabusés, "dépassés".

Plus de 2.000 ONG seraient présentes en Haïti, (chiffre minimum car beaucoup ne sont pas répertoriées) ce qui permettait au journal haïtien "Le matin d'Haïti", daté du 22 juin 2012, de publier un article sous le titre évocateur d' "Haïti, une république d'ONG ?"

Le discours récurrent, selon lequel les haïtiens seraient incapables de s'organiser et ne disposeraient d'aucune structure de nature à "faire face", est ramené à une position plus relative, grâce aux propos pleins d'intelligence et de bon sens de l'ancien premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. 
Par ailleurs, l'intervention dans les affaires intérieures d'Haïti à l'occasion de l'élection présidentielle, indique bien qu'une partie de la communauté internationale  voyait d'un mauvais oeil  trop d'"ingérence" du gouvernement haïtien dans ses propres affaires !! Le nouveau président, un chanteur populaire, s'avère plus "docile".
Le film fait réfléchir et montre comment l'aide humanitaire peut devenir une "dictature de l'aide", si elle ne manifeste pas, de la part de tous les acteurs, une volonté politique de "travailler ensemble", d'effectuer un partage des compétences et des domaines d'intervention et d'y voir autre chose qu'un "business" ou l'opportunité d'ouverture de marchés ultérieurs (un directeur de Coca-cola présent à une conférence sur Haïti à New-York ! )

Certes, la reconstruction du palais présidentiel n'était peut-être pas une priorité,
mais c'était redonner un peu de dignité à cet Etat, première république noire fondée en 1804 par d'anciens esclaves. Le drapeau haïtien flotte coûte que coûte sur les décombres...
tout un symbole ? (photo Youphil)

Lire l'article de Youphil  et les nombreux liens du dossier, notamment " Haïti, l'impossible reconstruction"