31 janvier 2013

Quelques chiffres....

Etat synthétique du bénévolat en France aujourd'hui (source France Bénévolat-INSEE)




23 janvier 2013

Et si le bien-être passait par le bénévolat ?

C'est l'un des thèmes dégagé par le premier rapport sur la situation du volontariat dans le monde, publié par le Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), une agence de l'ONU administrée par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Le programme VNU a pour objet de "promouvoir le volontariat afin de soutenir la paix et le développement dans le monde"...Son siège est à Bonn.

Le volontariat, l'un des piliers du développement ?
Le rapport publié à la fin de l'année 2011, passionnant, émaillé d'exemples concrets, souligne et célèbre l'impact positif du volontariat, sa dimension universelle, sa présence dans toutes les cultures, et insiste sur la nécessité et l'urgence de le mesurer "afin qu'il puisse être pris en compte comme l'une des plus importantes ressources des nations". Sans cette prise en compte, la mesure du développement est incomplète, les données purement économiques n'en donnant qu'une vue partielle.    
C'est une idée de plus en plus partagée et reprise par bon nombre d'instituts de recherche et d'économistes de renommée internationale (Commission Stiglitz notamment), qui se rattachent à l'idée que

"C'est en redonnant sens aux échanges non économiques et à « ce qui compte le plus » pour nous que nous serons en capacité de redéfinir la notion de richesse"......"que nous serons en mesure de redonner sa juste place - et non pas toute la place - à l'économie. » (Manifeste de FAIR - Forum pour d' Autres Indicateurs de Richesse, décembre 2008)

Le volontariat est l'un de ces "échanges non économiques", universel.Faire connaître le volontariat dans le monde, sa richesse, ses contributions, le mesurer et le promouvoir, dénoncer les idées fausses à son sujet, tels sont les objectifs du rapport.

Le volontariat, promoteur de bien-être
Le rapport passe en revue les importantes contributions du volontariat dans divers domaines tels que les moyens d’existence durables, l’intégration sociale, la cohésion sociale et la réduction des risques de catastrophes. Il y ajoute, celui du bien-être.
Le PIB néglige un grand nombre de facteurs qui contribuent au bien-être humain et au progrès social. Parmi ces facteurs figurent les valeurs de solidarité, de passion pour une cause et de désir de rendre quelque chose à la société

Le bien-être serait-il l'objectif ultime du développement ?

Il a été décrit comme le fait de se sentir bien, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, "le sentiment d'avoir ce dont on a besoin pour vivre une bonne vie", mesurable ou tout du moins appréciable dans ses effets tant que des instruments de mesures n'auront pas été définis et acceptés par la communauté internationale.
D'autres définitions comprennent la notion de bonheur, plus subjective car "elle fait intervenir un élément d'évaluation de sa vie"

Une chose est sure : les relations humaines sont au coeur du bien-être, à deux points de vue.

Le volontariat, vecteur de bien-être personnel
L'impact du volontariat sur la santé a été souvent décrit dans des études consacrées au bien-être (nous en avons parlé dans un article de ce blog du 01/03/2012), en terme de ressenti : les bénévoles ont davantage tendance à se déclarer heureux et à décrire un sentiment de "chaud au coeur" associé au fait d'aider autrui et de contribuer au bien public. Une bonne santé mentale, une réduction du stress contribuent à cette sensation de "bien-être" et d'estime de soi.
Des études montrent aussi l'impact du volontariat sur une meilleure santé physique (notamment sur le plan cardio-vasculaire) et le maintien en forme.

Le volontariat , vecteur de bien-être communautaire
Grâce au volontariat, des liens sont tissés entre les individus, un sentiment de communauté émerge, qui pousse au volontariat, créant ainsi un cercle vertueux qui renforce les liens communautaires, et ainsi de suite...La notion de communauté déborde le cadre géographique en s'étendant  à celle de besoins, de ressources et d'intérêts communs, d'adhésion à des communautés "virtuelles" pouvant ainsi créer des sentiments d'appartenance et de bien-être. Le volontariat est un fort levier d'action contre l'exclusion.

On peut noter aussi une certaine résilience, l'aptitude à s'engager et à mobiliser des ressources communautaires pour faire face au changement, aux catastrophes, dans un cadre de confiance réciproque et d'appartenance. Il a été constaté que parmi les pays qui ont traversé une crise majeure (catastrophe naturelle, conflits), ceux qui ont une tradition de volontariat et d'entr'aide s'en sortent mieux. 

Le volontariat aiderait aussi à réduire la délinquance.

Bien être et politiques
Cette notion apparait petit à petit dans les politiques nationales, le Bouthan étant, sur ce point, emblématique !

On parle de "bonheur national brut", on s'interroge sur les indicateurs de développement pour mesurer le bonheur. Le Brésil et le Canada font figure de pionniers en menant des enquêtes et des recherches pour leur propre développement.

Plusieurs pays se sont concentrés sur le bien-être des jeunes, comme vecteur d'intégration dans la société. Parmi les indicateurs de bien-être, la participation civique traduite par le volontariat figure en bonne place (Egypte). Au Canada, l'indice du bien-être recense les facteurs qui ont un impact sur la qualité de vie, et parmi ceux-ci, la "vitalité communautaire" dont le volontariat est un paramètre de premier ordre.

Le rapport sur le développement humain 2010 comporte un indice du bien-être et du bonheur basé sur les données du sondage mondial Gallup, qui cite "la satisfaction vis à vis de la vie ainsi que les mesures de but, de respect et de soutien social "

Le bien-être est enfin un concept au centre du projet de mesures des progrès des société de l'OCDE. Les mesures de progrès comprennent la richesse des interactions des individus au sein de leurs communautés. Le volontariat est présent à travers les valeurs qu'il représente et le sentiment d'utilité et de but qu'il donne à la vie de chacun.

Et pour conclure
Le bien-être est ainsi de plus en plus considéré comme un concept utile et important pouvant guider et éclairer les politiques de développement.

"il s'agit désormais d'accorder une attention particulière à la contribution du volontariat à des "sociétés saines" dans lesquelles il fait bon vivre"...."une société saine est une société qui accorde de l'importance aux rapports formels et informels qui, en facilitant l'interaction et l'engagement, engendrent un sentiment d'appartenance"....et qui est "caractérisée par une participation générale de toutes les sections de la population", notamment par le volontariat

La réflexion sur ce sujet, menée un peu partout dans le monde, n'a pas fini d'aller de découvertes en découvertes surprenantes et d'échafauder de nouvelles théories du développement. Mais elle peut aussi alimenter des polémiques à propos du développement des pays pauvres pour lesquels l'urgence et la priorité ne sont peut-être pas toujours la quête du bien-être en tant que tel, tant que l'essentiel n'est pas assuré, malgré l'affirmation contenue  dans le rapport 2012 sur le développement humain : "il n'existe aucune corrélation cohérente entre performance économique nationale et résultats dans les domaines de la santé et de l'instruction" ...Est-ce à dire que ces deux besoins ,essentiels au bien-être, pourraient être pourvus en dehors de tout progrès économique ?
Le rapport tire la sonnette d'alarme. Le communiqué de presse indique clairement que "les autorités ne devraient pas considérer le volontariat comme moyen pour justifier des réductions de prestations de services publics" mais "comme un outil complémentaire pour les politiques sociales"

Pour l'anecdote, le rapport donne le chiffre de 140 millions de volontaires dans le monde...Exprimé en nation, cela le placerait le volontariat en 9è position après la Russie (143 millions) et avant le Nigéria (129 millions) !!
 
Le rapport du PVNU

10 janvier 2013

"Comme les autres"...une association pas comme les autres !


"Comme les autres" est une association créée en 2011 par Michaël Jeremiasz, sa femme Carolyn et son frère Jonathan. 

La vie de Michaël a brusquement changé d'orientation en 2000, le jour où un accident l'a rendu paraplégique. Depuis, il a pu reconstruire sa vie grâce à et à partir de son sport favori, le tennis en fauteuil, qui l'a conduit jusqu'aux plus hautes sphères de la compétition sportive puisqu'il a été trois fois médaillé aux jeux paralympiques (bronze et argent à Athènes en 2004, or en 2008 à Pékin) et numéro 1 mondial en 2005.
 


Aujourd'hui, il a reconstruit une vie professionnelle, sociale et personnelle épanouie. C'est cette expérience et cette réussite, assez exceptionnelles, qu'il a eu envie de partager et de promouvoir en créant cette association aux objectifs et aux valeurs sans compromis. Il ne s'agit pas, en effet, d'assister purement et simplement des personnes handicapées, mais de les accompagner dans un projet personnel de reconstruction.

Accompagner et agir pour que changent le regard de l'autre et la relation entre "le monde du handicap" et "le monde valide"
-"soutenir et accompagner les personnes handicapées à la suite d'un accident de la vie dans leur parcours de reconstruction physique, psychologique et sociale,
-"contribuer par nos actions aux nécessaires changements de regards et de relations entre le "monde du handicap" et le "monde valide""
..tels sont les deux objectifs que s'est fixés et que poursuit l'association

Un coaching individualisé autour du sport et de l’emploi
L'association travaille en étroite relation avec des centres de rééducation ou de réadaptation et intervient comme une sorte de relais vers le chemin d'une nouvelle vie, en prolongeant de manière concrète le travail des professionnels. Elle ne s'adresse qu'à des personnes récemment accidentées.

Le séjour-aventure : des activités pour tous, « comme les autres »
Le parcours de coaching commence par un "séjour aventure" qui ressemble davantage à un séjour entre copains dont certains sont en fauteuil, les autres sur leurs jambes, qui aident les premiers uniquement à leur demande, sans posture d’assistanat.
Huit séjours d’une semaine entièrement gratuits ont été organisés depuis la création de l’association en 2011, auxquels ont participé à chaque fois 6 participants handicapés, 6 participants valides, un référent handicap.


N'allez pas imaginer qu’il s’agisse de séjours de farniente agrémentés de siestes au soleil, lecture, jeux de société, bains et rééducation, balades en fauteuils poussés par les bénévoles…Loin de là !
Il s’agit de séjours à « sensations fortes » pour tous, valides ou non, destinés à agir comme des « piqûres d’adrénaline » pour vaincre la peur, oser faire, retrouver des sensations, se dépasser !
La Plagne, Tignes, Côte d’Azur, Serre-Chevalier, Chamonix….autant de lieux propices à la pratique de sports à sensations fortes et organisés pour cela.
Le « menu » des activités proposées est impressionnant : ski alpin, bobsleigh, moto-neige, rando-buggy, voilier, scooter des mers, conduite sur glace, chiens de traineau, tennis, biathlon, luge sur rail, parapente, équitation, rafting !


En voiture sur glace pour des émotions fortes !

Ces séjours sont l’occasion de renouer avec son corps, partager des émotions avec des « valides », oser faire ce qui paraissait impensable, rencontrer de nouveaux espaces, de nouveaux rêves….
Les participants valides compensent ponctuellement les difficultés liées au manque d'accessibilité, cela permet de faire émerger des relations plus égalitaires et de créer une véritable convivialité qui sont des facteurs-clé de la réussite du séjour-aventure.

Le coaching individualisé
Le séjour-aventure n'est que le point de départ d'un coaching qui se poursuit par la suite vers un objectif d'emploi et de réinsertion sociale. Nous ne le présentons pas ici car nous avons choisi avant tout de vous faire partager le concept original du séjour-aventure.
 
De retour d'un séjour aventure, David, 26 ans, nous raconte
(David a décidé de consacrer une semaine pour participer à un séjour-aventure à Serre-Chevalier. C'est sa première expérience de bénévole)
Pourquoi as-tu choisi ce type de bénévolat ?
je connaissais Michaël, et un ami qui s'occupe de cette association m'a convaincu et m'a donné envie de le faire.
Quelle était ta mission ?
On est dans un milieu "hostile" , confronté à un terrain difficile (la neige) et il fallait les aider simplement dans les "transferts" (voiture/fauteuil), partager avec eux tous les moments de la journée. On donnait simplement "un coup de main à un pote". On est là aussi pour les rassurer pour affronter le monde des valides (par exemple pour entrer dans un bar bondé où des personnes handicapées n'iraient pas d'elles-mêmes)
Quels étaient les relations au sein du groupe ?
C'était un groupe de copains en vacances, tout simplement. Des liens se sont créés et renforcés jour après jour. On a commencé à tisser des liens très forts d'amitié, mais le séjour est trop court ! Ce sont des jours de grande intensité tant du point de vue des activités que des moments plus calmes passés ensemble et je pense qu'une sorte d'électrochoc s'est produit chez tous les participants, valides ou non. Espace d'échanges et de partage d'émotions, on est sur un pied d'égalité.

Un groupe de copains en vacances

Ton regard sur le handicap ?
Je connaissais déjà Mic et j'avais passé des vacances avec lui, mais je ne savais pas que c'était aussi dur ! mais on s'y habitue très vite. Au début tu ne vois que ça (le handicap) et après tu l'oublies complètement. Il se rappelle à toi de temps en temps. C'est tout.
Cite un évènement ou un fait qui t'a frappé .
A la piscine de l'hôtel, une participante a dû vaincre sa peur pour se remettre à l'eau. Elle ne savait pas comment son corps réagirait. Elle pleurait de peur et d'émotion. Nous étions là pour la rassurer et cela a été une victoire aussi bien pour elle, pour les bénévoles, pour le groupe tout entier.
Quelle leçon en tires-tu ?
L'accident, ça peut arriver à chacun, n'importe quand. Ils n'ont rien demandé. Ce ne sont pas des casse-cou. Il faut les convaincre que la vie est là, qu'ils n'ont aucune raison de s'exclure, qu'il faut continuer à avancer, qu'il y a un grand nombre de choses qu'il peuvent faire "comme les autres" , qu'ils peuvent par exemple toujours aller dans un bistrot ou dans un restaurant avec une bande de copains, rire, discuter...et même danser !
Est-ce que tu renouvellerais cette expérience :
Oui, carrément ! C'est une expérience inoubliable et je conseille vivement cette mise en relation "monde du handicap/monde des valides" pour que les mentalités évoluent.

"Comme les autres" n'est vraiment pas une association comme les autres ! mais comme toutes les autres, elle a besoin de ressources !
L'équipe dirigeante s'active à trouver des fonds, mais aussi des entreprises partenaires qui puissent intervenir dans le financement de séjours, de matériels (véhicules adaptés..) et dans la phase du coaching individualisé.



Parmi les partenaires: Crédit Agricole, Mairie de Paris, Centre National du Développement par le Sport, Fondation groupe PSA Peugeot Citroën, Fondation groupe Chéquier Restaurant, Fondation René Lacoste, UCPA, Alegro Consult, Evolution2, JJ Conseil, Market Securities, ONG Conseil France

Faites-le savoir autour de vous, cette jeune association dynamique et porteuse d'espoir, créée et animée par des jeunes, a besoin de se faire connaître ! Reportez-vous à sa page Facebook sur laquelle vous pourrez visionner quelques reportages des séjours-aventure et écouter des témoignages émouvants, pleins d'espoir et de vie !



http://www.facebook.com/CommelesAutres?ref=ts&fref=ts

                                                                    (crédits photos David Beaudonnet)

 

31 décembre 2012

2013 : Année européenne des citoyens

 
L'année 2013 sera l'année des citoyens. Ainsi en a décidé le parlement européen, sur proposition de la Commission.
Autant dire que l'on parlera encore du bénévolat qui est devenu aujourd'hui une composante de la citoyenneté, une manifestation de l'esprit citoyen.
 
Gageons que l'année 2013 nous fera découvrir de nouvelles perspectives et assister à des débats passionnants....

Le programme et les objectifs de cette année


Ou encore, le Manifeste de l'Alliance de l'Année Européenne des Citoyens (EYCA, European Year of Citizen 2013 Alliance)

Nous profitons de cette page pour vous souhaiter une belle année 2013 et faire le voeu qu'elle ouvre au bénévolat de nouveaux défis, de nouvelles perspectives d'actions dans une société où l'individualisme prend peu à peu le pas sur la solidarité et l'esprit citoyen !

17 décembre 2012

Rota Jovem, une association de jeunes, pour les jeunes, à Cascais-Portugal


A l’occasion du Symposium organisé par le  Centre Européen du Volontariat qui s’est tenu du  18 au 20 octobre dernier à Cascais au Portugal ("Vivre ensemble : le bénévolat dans une société sans discrimination d'âge"), la représentante d’Espace Bénévolat a eu l’occasion de rencontrer l’équipe dynamique de l’association Rota Jovem en plein centre de la ville de Cascais.

Laissons la parole à  Aurélia
 

Rota Jovem (littéralement "Route jeunesse" ou "Destination jeunesse") est une association de jeunesse qui oeuvre pour motiver les jeunes à une participation active dans la société, éveiller leur conscience citoyenne, les motiver à l’action solidaire, les responsabiliser et les aider à développer leurs idées  et monter des projets dans différents domaines, sociaux, culturels, environnementaux, etc… Elle fait partie de la Fédération Nationale des Associations de Jeunesse.

Un lieu convivial
Ce qui frappe au premier abord quand on rentre dans ce petit bâtiment (ancien centre de traitement des eaux réhabilité) c’est sa magnifique terrasse avec des tables et des chaises sous les arbres ainsi qu’un babyfoot. Le rez-de-chaussée du bâtiment offre tout ce qu’il faut pour organiser des soirées, enregistrer des émissions de radio, regarder des films…
L’équipe administrative est au sous-sol, au calme.
 
Des activités d’échanges et d’élaboration de projets
Le lieu est particulièrement adapté pour remplir la mission principale de l’association : proposer aux jeunes de se rencontrer, de participer à des activités culturelles , des ateliers artistiques, et surtout à terme de monter leurs propres projets qui seront proposés aux autres jeunes.
L’équipe salariée est alors là pour les accompagner dans leur projet et trouver les financements.
Quelques exemples d’activités proposées : Opération de nettoyage des lieux publics, randonnées, activités sportives, concours photo, conversations en anglais avec un volontaire européen …

 Mais l’action de l’association a aussi une dimension internationale :

Elle aide les jeunes qui souhaitent réaliser un Service Volontaire Européen, participer à un chantier international ou monter le dossier qui leur tient à coeur.
Rota Jovem organise chaque année plusieurs chantiers internationaux, en partenariat avec des associations locales, et fait alors appel à une centaine de jeunes venus d'autres pays. Leur dernier chantier à permis la rénovation d’une école et la création d’œuvres originales pour la décorer.
L’association organise aussi de nombreux échanges internationaux avec un grand nombre de pays en Europe ou hors d'Europe grâce à un vaste réseau de partenaires qui pousuivent les mêmes objectifs. De nombreux jeunes peuvent ainsi découvrir un autre pays lors de séjours de 2 à 3 semaines et participer à des chantiers. Quatre jeunes volontaires européens sont reçus chaque année au sein même de l'association.
L’association fête cette année ses 20 ans, et entend bien renforcer ses actions d’autant qu’elle bénéficie d’un franc soutien de la municipalité, tant financier que moral.
 
Mais un déficit de mixité sociale
La discussion avec les responsables de l’association a pu mettre en lumière la fracture sociale qui existe dans la ville balnéaire de Cascais entre le centre ville, plutôt aisé, et certains quartiers plus pauvres, appelés quartiers « sociaux ».

Cette fracture perdure dans l’association puisque les jeunes de ces quartiers défavorisés sont très peu nombreux à rejoindre l’association et à profiter des opportunités offertes. L’association a tenté quelques actions pour se faire connaitre dans ces quartiers mais avec peu de succès. Lors de notre rencontre, les responsables m’ont avoué n’être eux même pas très à l’aise avec ces populations et ne pas se sentir formés pour avoir une action auprès de ces publics.

 

                                                                                              Rédigé par Aurélia Picard

06 décembre 2012

La remise des prix Jeune § Bénévole, les jeunes à l'honneur à la mairie de Paris

Un merci aux 400.000 bénévoles de Paris
Le 3 décembre dernier, à l'occasion de la troisième édition de la soirée des bénévoles de Paris, a eu lieu, sur fond de batucada, la remise du prix "jeune et bénévole" à la Mairie de Paris, en présence des adjoints au maire de Paris, Gisèle Stievenard, chargée de la politique de la ville et de l'engagement solidaire et Hamou Bouakkaz chargé de la démocratie locale et de la vie associative.

Gisèle Stievenard et Hamou Bouakkaz
 pendant l'allocution de bienvenue
Gisèle Stievenard a salué l'engagement des 400.000 (et plus) bénévoles qui interviennent à Paris, en les remerciant de "rendre Paris plus solidaire et chaleureux"
Elle a ensuite donné la parole à Jennifer, jeune volontaire du service civique qui a salué cette institution destinée à "former un meilleur citoyen", puis à Shéhérazade, jeune bénévole qui a rendu hommage au bénévolat, "école de démocratie empreinte d'innovation citoyenne"

Le prix "jeune et bénévole", des témoignages pour "donner envie" de s'engager
Le prix Jeune et Bénévole, organisé par espace Bénévolat, quant à lui, fêtait sa deuxième édition. Il récompense les témoignages de jeunes bénévoles de 16 à 25 ans à destination d'autres jeunes afin de les convaincre de s'engager dans une action bénévole.
Les témoignages ont été déposés sur le site "Jeune § Bénévole" et ont fait l'objet de votes de la part des internautes. Les dix meilleurs témoignages ont été départagés par un jury (composé de représentants de l' Afev (Association de la Fondation Etudiante pour la Ville), Les Amitiés Acadiennes, Cidj (Centre d’Information et de Documentation pour la Jeunesse), Cpu (Conférence des Présidents d’Université), lachaineducoeur.fr, GDF Suez, Jeveuxaider.com, Mairie de Paris, OFAJ, Phosphore, RockCorps, UCPA) qui a sélectionné parmi eux les quatre témoignages  les plus marquants. 

C'est Isabelle Persoz, Présidente d'Espace Bénévolat, qui a remis les prix aux quatre lauréats:


Isabelle Persoz (en arrière plan),
avec les 4 lauréats et les sponsors

- Marion (23 ans), pour son engagement au sein de Junior Solidarité, en rendant visite à des enfants hospitalisés atteints de cancer et en leur faisant découvrir les possibilités d'internet.
"Le bénévolat est une promesse, celle toujours tenue, de rencontres inoubliables, de souvenirs inoxydables, et de moments de partage riches d’une modestie, d’une simplicité et d’une générosité qui les rendent uniques. »
"Chaque moment passé avec eux, chaque sourire, regard, merci ou simple « tu restes encore un peu ? » sont autant de cadeaux en retour qui ont donné tout leur sens et ont rendu précieuses ces quelques heures passées chaque semaine auprès d’eux."

Marion gagne un séjour d' immersion dans une association en Acadie (Canada) offert par les Amitiés France-Acadie

- Ophélie (22 ans) pour son engagement dans l'association GENEPI où elle a enseigné l'anglais à des prisonniers, après d'être engagée pendant deux ans auprès d'un enfant autiste.
« Le bénévolat : si pour certains, cela rime avec voyage sous la forme du volunteering, il n’est pas nécessaire de voir si loin. Souvent, ceux dont le besoin d’aide est grand se trouve sous nos fenêtres".
"Même si parfois, on doute de la portée que représente notre implication, chaque action est utile, quelle qu’en soit l’échelle. Dès que l’on croit à ce que l’on fait, cet effort est toujours récompensé. "
"Le bénévolat permet d’appréhender notre société , c’est lorsque qu'on offre sans nécessité de retour que l’on obtient le plus."

Ophélie gagne un séjour dans un chantier international en Europe, offert par Jeunesse et Reconstruction et GDF Suez

- Sabine (23 ans), pour son engagement dans l'Association des Paralysés de France, et le témoignage plein d'humour qu'elle a réalisé en accompagnement d'une video où le rire et la joie de vivre invitent au bénévolat !
 " Pour votre longévité et celle des autres, il est conseillé d'effectuer du bénévolat aussi souvent que vous le pouvez. »
" Il est déconseillé de faire du bénévolat si vous êtes un androïde ou un robot: sont suscités en effet les sentiments d'empathie et d'altruisme"

Sabine gagne un séjour dans un chantier, en Allemagne, offert par l'OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse)

- Baptiste (20 ans), pour son engagement à l'UNICEF où il défend la cause des enfants, depuis ses années lycée et aujourd'hui à l'université.                         .
"Donner c'est aussi recevoir"
"Les rencontres que l'ont fait sont le moteur du bénévolat mais elles en constituent aussi toute la richesse"
"Il faut être bien arrogant pour croire que seul le bénévole peut donner et n'a rien à recevoir".
"Le plaisir décuple notre motivation, c'est le carburant du bénévolat"
"La mécanique du bénévolat c'est donc de rencontrer des gens avec qui on prend plaisir à porter et défendre une cause. »

Baptiste gagne un séjour sportif en France avec l'UCPA

Pour en savoir plus sur les actions menées par les quatre gagnants, se reporter au site du prix Jeune § Bénévole

Baptiste, Ophélie, Sabine et Marion
Tous nos voeux de réussite à ces jeunes ambassadeurs du bénévolat, pour les actions qu'ils mènent en faveur de la solidarité et de la citoyenneté

Et pour finir, un morceau de batucada qui a ponctué cette soirée et clôturé la remise des prix, exécuté par des membres de l'association "La fabrique des échos"  implantée dans le XIIIè arrondissement de Paris
 

 

 

 



 

 

 

 

 

28 novembre 2012

Etudiants bénévoles, le manque de temps est un obstacle majeur !

 Lu pour vous : un article paru sur le site de la Vie Etudiante où l'on découvre que les étudiants aimeraient s'engager davantage dans le bénévolat, mais que pour beaucoup d'entre eux, le manque de temps est un obstacle, et que, pour les mêmes raisons, le service civique est difficilement conciliable avec un emploi du temps d'étudiant...surtout si certains organismes exigent un maximum de temps (35 heures, voire plus !)

Alors, n'est-ce pas l'occasion pour les associations, de réfléchir à des types d'actions (ponctuelles, de très courte durée, e-bénévolat,) qui pourraient convenir à cette catégorie de bénévoles très motivée et compétente ?