19 décembre 2015

Associations parisiennes toujours au beau fixe.

Quelques chiffres sur la vie associative à Paris, faciles à retenir !
http://www.paris.fr/actualites/portrait-de-la-vie-associative-a-paris-3119
  • 65.000  associations sont actives à Paris
  • plus de la moitié ont moins de 10 ans
  • 5.000 se créent chaque année
  • 550.000 bénévoles sont engagés





14 décembre 2015

Dons d'argent : la générosité n'attend pas le nombre des années

Il y a de quoi se réjouir en cette fin d'année si chargée d'incertitudes. La générosité des français tient bon.

Recherches et solidarités, associée à l'IDAF (Dirigeants d'Associations et Fondations) vient de publier son étude 2015  (20è édition) sur la générosité des français (chiffres 2014). Elle constate une évolution positive, déjà annoncée en 2013.

Sans se perdre dans les données statistiques très sophistiquées de l'étude, arrêtons-nous sur les évolutions qui nous paraissent intéressantes, significatives. et utiles à connaître.
http://recherches-solidarites.org/etudes-thematiques/don-dargent/ 

Du côté des donateurs

Une augmentation du montant global des dons
Les Français ont donné 4% de plus qu’en 2013 (entre 4,2 et 4,4 milliards d’euros), et ont déclaré des montants supérieurs de 7,2% à l’administration fiscale (2,4 milliards d’euros de la part de 5,5 millions de foyers fiscaux).
L'intérêt des déductions fiscales tient une place importante dans les motivations.

Une augmentation des dons des donateurs les plus aisés
De nombreux donateurs modestes renoncent à  un soutien financier aux associations, parfois en le remplaçant par un don de temps ou des dons en nature, mais les donateurs qui en ont les moyens prennent le relais et donnent plus : le don moyen annuel des foyers imposables a ainsi augmenté de 6,5% et se situe près de 440 euros, en 2014.

La proportion des déclarants situés dans une tranche inférieure à 19 000 euros est passée de 13% en 2008 à un peu moins de 7% en 2014. Inversement, le groupe des déclarants situés au-dessus du seuil de 39 000 euros progresse significativement, se situant à près de 55% en 2014, alors qu’il dépassait à peine la barre des 40% en 2008.
 
La percée des jeunes
C'est le grand enseignement de cette étude, soulignée par bon nombre de medias.
En effet, pour la première fois, les moins de 30 ans se sont montrés plus généreux que les plus âgés, non pas en terme de don moyen (395 euros pour les plus jeunes,501 euros pour les plus âgés) mais de pourcentage par rapport au revenu (1,8% contre 1,4% chez leur ainés).
Cette évolution est sans aucun doute facilitée par les dons en ligne qui permettent un "passage à l'acte" plus rapide grâce à un simple "clic"

Du côté des associations, ce qu'elles doivent savoir

Les causes préférées des donateurs
Pour 50% et plus, par ordre décroissant, ce sont toujours la recherche médicale ou scientifique, la santé, l'aide aux personnes en difficulté, la protection de l'enfance, l'éducation populaire, les actions d'urgence et l'aide médicale internationale, ce qui ne veut pas dire que les autres secteurs soient délaissés. Il bénéficient très probablement de davantage de dons en nature ou de temps.
Il faut noter que les plus jeunes se sentent plus attirés, en terme de dons, par la défense de l'environnement, l'aide au développement, la défense du patrimoine.

Les relations associations/donateurs
Les donateurs, dans leur très grande majorité, ne souhaitent pas être contactés par téléphone, encore moins pas sms, et préfèrent être contactés par mail ou agir spontanément, mais les plus de 70 ans préfèrent, de loin, le courrier. On s'en serait douté !

Miser sur les jeunes
Les jeunes ne représentent que 4% des donateurs contre plus de 31% pour les plus de 70 ans. Ils constituent donc une "cible" intéressante. Le Figaro.fr du 27 novembre 2015 rapporte les propos de Jacques Mallet, l'un des auteurs de l'étude, qui interpelle ainsi le monde associatif :
 
«Les jeunes ne veulent pas qu'on les attendrissent, ils ont besoin qu'on leur tienne un discours direct: “Comment donner? Quand donner? Où donner?” Il faut utiliser des outils qui leur parlent: les mails, les SMS et non plus les boîtes aux lettres ou le téléphone. Les jeunes ne donnent pas spontanément, ils ont besoin de passer par une association. Or, la plupart n'en connaissent pas». 

Tout est dit !
 
L'attitude face aux migrants

C'est un thème abordé ici pour la première fois . Il mérite donc un aperçu.
 
L'enquête ne s'adresse, bien entendu, qu'aux donateurs et non à l'ensemble de la population française. Les résultats n'ont rien de surprenant et sont très liés à la tranche d'âge (les jeunes étant ici les moins de 40 ans)
 
Dons en argent : les plus âgés (35 à 45%) l'envisagent davantage que les jeunes (26%)
Dons en nature : une légère avancée des moins de 50 ans, chaque tranche d'âge se situant tout de même un peu au delà de 50%.
Don de temps : l'ensemble des interviewés est peu motivé, à l'exception des plus de 60 ans qui le sont un peu plus (autour de 30%).
Intervention directe auprès de migrants rencontrés :une très légère avancée des jeunes (17%), l'ensemble étant peu motivé (entre 12 et 15%).
Diffusion de messages sur les réseaux sociaux : priorité aux jeunes (35%).
Signature de pétitions sur internet : les jeunes arrivent en tête (46%), suivis par les plus âgés (autour de 35%)
 
Dans l'ensemble, donc, un "engouement" mitigé !
 

09 décembre 2015

Tout savoir sur la vie associative de votre département




 



Une étude intéressante et des fiches pratiques consultables (et imprimables) sur l'essentiel de la vie associative de chaque département.
C'est une précieuse documentation.

Il sera peut-être intéressant de suivre l'évolution de ces données avec le "changement de couleur politique" de certains départements....Certaines associations peuvent se faire du souci !!

http://recherches-solidarites.org/page/dans-les-territoires/en-departement/

16 novembre 2015

Attentats de Paris : on peut et il faut en parler aux enfants !

 Beaucoup de parents, d'enseignants, d'animateurs et de bénévoles se posent la
question : comment parler aux enfants de la violence et de l'horreur qui se sont déversées à Paris dans la nuit du 13 au 14 novembre ?

Je suis tombée sur un document téléchargeable réalisé par Bayard Presse dans le journal ASTRAPI

http://www.bayard-jeunesse.com/Actualites/Attentats-de-Paris-comment-repondre-aux-questions-des-enfants


Egalement des publications téléchargeables réalisées par "Mon quotidien" ,du CP à la Terminale.

http://www.playbacpresse.fr/


A lire et utiliser sans modération !


15 octobre 2015

Des siciliens citoyens qui ont osé ! !

"pizzo" n'est pas le masculin de "pizza" !
Ce n'est pas non plus une pâtisserie italienne. Il désigne l'"impôt" (racket)que la mafia sicilienne fait peser sur les commerçants, artisans ou prestataires de services siciliens. Selon des enquêtes réalisées en 2008, plus de 160 millions d'euros par an étaient extorqués à des commerçants ou des entrepreneurs dans la seule ville de Palerme, soit dix fois plus pour l’ensemble de l’île selon les mêmes estimations. Le pizzo touche à peu près 80 % du commerce de la Sicile. Selon l’université de Palerme, il s’élève en moyenne à environ à 500 euros par mois pour un commerce de détail et 600 euros pour les hôtels et restaurants. Quant aux entreprises de bâtiment, elles sont sollicitées à hauteur de 2.000 euros par mois selon le quotidien économique Il Sole.

Un sursaut citoyen
C'est face à ce fléau qu'est née l'association "Addio Pizzo" ("Adieu pizzo"), fruit d'une réflexion et d'une prise de conscience courageuse de jeunes siciliens, étudiants ou actifs, proches des mouvements altermondialistes mais non politisés, qui ont décidé d'agir, malgré l'assassinat d'un commerçant qui avait tenté une expérience similaire dans les années 90.
Tout a commencé en juin 2004 par une campagne d'affichage massif en une nuit sur tous les murs de Palerme, suscitant un grand émoi dans la ville, un véritable réveil citoyen interpellant les pouvoirs publics.
« Un peuple entier qui paie le pizzo est un peuple sans dignité » pouvait-on lire sur les affiches rappelant des avis de décès.

Addio Pizzo, un réseau actif de commerçants et de consommateurs
L’association a pour objectif de créer un réseau de consommateurs et de commerçants qui refusent le racket.
  • En ce qui concerne le commerçant, celui-ci signe un « contrat » symbolique où il s’engage à ne jamais payer et à dénoncer toute tentative d’extorsion de fonds.
  • Les consommateurs sont appelés à soutenir les commerçants rebelles en s'adressant à eux en priorité, de manière à ce que les courses quotidiennes ne servent pas à financer la Mafia, même indirectement. L'action en direction des consommateurs appelés à signer le manifeste, a débuté à l'occasion d'une première journée anti-racket en mai 2006 sur l'une des principales place de Palerme.
  • Le site internet de l'association met à jour en permanence le nombre de commerçants adhérents (près de 1000 à ce jour, ce qui est encore peu) et leur localisation sur une carte de la Sicile, le nombre de consommateurs qui soutiennent activement l'association par des dons  et des manifestations (13.000), le nombre d'écoles auprès desquelles des bénévoles sont intervenus pour une action de sensibilisation aux méfaits de l'activité mafieuse (près  de 200 dans la province de Palerme)
  • L'association édite aussi des produits en lien avec son action, notamment un t-shirt orné du slogan et du logo, un calendrier...
          Le site de l'association : http://www.addiopizzo.org/ (en italien)

La magistrature et les autorités locales se sont laissées convaincre par le projet. D’après des membres de l’association, des policiers viennent régulièrement les visiter afin de s’assurer que tout va bien. Et les juges n’hésitent plus à inculper pour « complicité » les entrepreneurs et les commerçants, une grande majorité de la société sicilienne soutenant le mouvement. Les adhérents, quant à eux, pratiquent entre eux une immense solidarité. On note, par ailleurs, aucune action violente (ou très rarement) à l'égard des commerçants adhérents.
Il est vrai que "Cosa nostra" est très occupée avec ses affaires internationales (trafic de drogue, d'armes, d'organes et d'êtres humains...) en liaison avec toutes les mafias du monde ! elle sait aussi qu'il faut compter avec l'opinion publique et la société sicilienne qui, dans un élan citoyen, hésite de moins en moins à dénoncer.

Une occasion de tourisme solidaire et responsable
Nous avons eu l'occasion de connaître Addio Pizzo à l'occasion d'un voyage en Sicile car l'association gère un magasin à Palerme (sur le corso Vittorio Emanuele), dans lequel on trouve un grand choix de spécialités siciliennes et de souvenirs (gastronomie, vins et alcools, céramiques, artisanat, jouets, livres...) déposés par des commerçants et des artisans qui ont dit "non". On vous remet gratuitement une carte de Palerme localisant tous les commerces, restaurants, hôtels et artisans qui refusent le pizzo. Ils sont environ 500. C'est encore trop peu.
A ma question "n'as-tu pas l'impression d'exercer une activité dangereuse ?", "on les attend !" me répond le jeune responsable du magasin, en gonflant et exhibant des biceps d'haltérophile !

Il faut noter aussi la création de Addiopizzo Travel, un tour operateur qui propose, à l'occasion de la visite de sites touristiques, de connaître des lieux, des personnes, des faits et des récits significatifs du mouvement anti mafia
 
Pensez-y à l'occasion d'un voyage en Sicile ! Le site de l'association fait état d'un grand nombre de messages de soutien et de solidarité venus du monde entier, mais la partie est loin d'être gagnée !

Louise Forestier

16 septembre 2015

La réserve citoyenne : pour y voir un peu plus clair !

"L'esprit du 11 janvier"
Depuis l'émergence de ce que l'on a appelé "l'esprit du 11 janvier", sorte d' union sacrée autour des "valeurs de la République" (sans doute avec quelques failles apparues au fil des mois !) nous sommes abreuvés de discours, d'articles de journaux  et de débats rappelant les principes de la République auxquels on se rattache avec plus ou moins d'opportunisme afin d'alimenter les discours politiques. La "République", ses "valeurs" font les choux gras des leaders politiques qui y puisent toutes les justifications possibles pour appuyer leurs discours. Chacun appelle à un recentrage autour des valeurs de la république, sans vraiment préciser ce qu'il faut entendre, et sans se soucier des contradictions qu'engendre l'affirmation, parfois sans nuances, de principes mal définis, voire ignorés. Par exemple, l'appel permanent au respect de la laïcité, souvent violent,  n'entre-t-il pas parfois en conflit avec le principe de fraternité ?
Dans la mouvance de l'esprit du 11 janvier, l'idée de "réserve citoyenne" a été lancée, appelant des citoyens bénévoles à apporter leur concours à la diffusion des valeurs de citoyenneté, notamment auprès des jeunes, par des interventions dans les établissement scolaires (cf la "réserve citoyenne" préconisée par la ministre de l'Education Nationale dont nous avons déjà parlé
L'idée n'est pas nouvelle, et il existe déjà bon nombre de "réserves citoyennes" dans des domaines tels que : sécurité civile, gendarmerie, magistrature, action sanitaire, sapeurs pompiers, armée, police...

Face à ce foisonnement  d'idées, de discours, de projets et d'expériences, de quoi parle-t-on ? Ne manque-t-il pas un discours pédagogique qui redéfinisse les principes de base, donne la signification des concepts de république et de citoyenneté et leurs conséquences afin d'expliquer en des termes clairs ce qu'il faut entendre par "réserve citoyenne" et les principes qui la sous-tendent ?

Un rapport sur la "réserve citoyenne"
C'est ce que tente de faire un rapport "Pour que vive la fraternité - propositions pour une réserve citoyenne" remis au président de la république  le 8 juillet. Ce rapport a été établi par Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d' Etat, et Claude Onesta, entraîneur de l'équipe de France de handball.
Il préconise une réserve citoyenne ouverte à tous les Français et étrangers détenteurs d’une carte de résident, ayant au moins 18 ans, souhaitant s’investir pour des missions ponctuelles, dans le cadre de projets « labellisés » proposés par des personnes morales de droit public (Etat, collectivités, établissements publics) et personnes morales de droit privé à but non lucratif (associations).

Très succinctement :
Le rapport comporte une partie théorique fort intéressante qui rappelle de manière claire la signification de concepts tels que "pacte républicain", "indivisibilité de la République", "principes républicains" (liberté, égalité, fraternité), et les valeurs qui en découlent (laîcité, liberté d'expression, tolérance...)

Puis il aborde, sous tous ses aspects, ce que pourrait être une "réserve citoyenne" en la distinguant d'autres formes de réserves opérationnelles, en jetant les bases d'une articulation souhaitable avec le bénévolat associatif, en traçant les frontières avec l'emploi public ou privé.

Il définit ensuite le cadre général d'emploi de la réserve citoyenne ( quels porteurs de projets pour accueillir les réservistes ? dans quels secteurs ? sur quel territoire ?), les besoins auxquels pourraient répondre une réserve citoyenne(besoins collectifs non récurrents, partage de valeurs communes, resserrement du lien social auprès des personnes les plus fragiles, protection de la "chose publique", définition du "bien commun"...

Le rapport se termine enfin par des suggestions concernant la gestion déconcentrée d'un vivier des disponibilités et celui d'un vivier de projets labellisés, une animation de proximité dans le cadre du département, et s'interroge sur un éventuel "statut" des réservistes, en insistant sur le fait qu'il s'agit avant tout d'un engagement altruiste.

En conclusion, il faut souligner l'effort fait pour redéfinir des notions largement galvaudées dans l'opinion publique et interprétées au gré des discours politiques. Sur un plan plus concret, tout en abordant toutes des questions qui se posent,  il ne s'agit que d'un cadre général, mais qui ouvre la voie vers un travail législatif. Espérons que ce rapport ne finira pas dans les tiroirs de l'Administration, ce qui est à craindre !

Voir le rapport

Louise Forestier

30 août 2015

Bénévolat, l' entretien d'embauche

La rentrée de septembre est souvent l'occasion pour les (futurs) bénévoles de rencontrer des associations, choisir des missions qui leur conviennent et se présenter à un entretien qui entraînera la décision du "recruteur" et marquera, pour le futur bénévole, le début d'une aventure. C'est une étape décisive qui s'apparente de plus en plus à un recrutement professionnel.
Catherine, jeune bénévole, se souvient de ce passage obligé. Elle nous livre ses impressions et quelques conseils qu'elle adresse aux "candidats". Des conseils pleins de bon sens. Laissons lui-la parole.

L'ENTRETIEN DE RECRUTEMENT D'UN BENEVOLE
Le recrutement peut s'apparenter encore à un vrai entretien d'embauche pour le bénévole...
Hier encore, me trouvant à la maison des associations, j'ai pu croiser cette jeune candidate, mise impeccable, cherchant d'un regard anxieux, son interlocuteur.....
Oui, car il faut le dire, les termes employés par ces « recruteurs » ne manquent pas d'analogie avec le monde du travail. Il n'est pas rare d'entendre recrutement, période d'essai, session de formation....
Pourtant cette mise à l'épreuve n'a pas valeur de "sanction". Il ne s'agit pas d'un "piège". Au contraire, le but est pour le bénévole et le recruteur, d'examiner ensemble les conditions d'une réussite optimale de la mission choisie.

Le jour J
Inutile de préciser d'arriver à l'heure.... Surtout ne négligez pas ce point. Car même dans le bénévolat, cela a son importance!
Le respect des horaires est significatif de la profondeur et du sérieux de votre engagement.
Il symbolise votre motivation, la force de votre implication, la fiabilité de votre présence et enfin votre capacité à respecter le « contrat moral » avec votre association.
Ensuite arriver dans une tenue correcte est le minimum. Bien sûr nul besoin d'être tiré à quatre épingles, voire mal à l'aise dans le vêtement que vous ne portez que dans de très rares occasions....
Bannissez aussi l'excentricité pour ce premier rendez-vous. On ne sait jamais, car après tout le recruteur est un être humain, et vous ne pouvez pas l'empêcher de détester cela.

Comment se préparer ?
Eh bien soyez le plus naturel possible,car c'est bien le gage de votre meilleure réussite !
Alors balayez les minutes interminables devant la glace, la gestuelle savamment étudiée, l'après-midi passée à articuler, un stylo entre les dents....
Ceci n'aurait pour effet que de passer tout le temps à vous concentrer sur vous même et en avez-vous vraiment besoin ?
La meilleure façon d'aider les autres , n'est-il pas de s'accepter comme on est ?
Rassurez-vous. On ne vous fera passer ni tests de personnalité, ni tests graphologiques, ni autres....
Car ici c'est bien seul votre désir et votre motivation qui comptent!
Pour finir, avant de partir, vérifiez bien ces dernières choses : les coordonnées de votre recruteur et le lieu de rendez-vous. Il serait dommage de louper un rendez-vous pour une simple adresse!

Exposez au « recruteur » vos motivations
L'entretien est, rassurez-vous une fois de plus, informel. Il s'agit de discuter de la mission, de l'association et de voir ensemble si elle vous convient. Et il n'est pas rare que cette petite discussion se déroule autour d'un café, voire d'un petit gâteau pour les plus chanceux .
Alors raison de plus , une fois encore pour vous mettre à l'aise, exposez le plus clairement possible votre parcours professionnel et bénévole si vous en avez-un.
Pour être le plus précis possible, il peut être utile d'apporter un CV et une lettre de motivation si on ne vous l'a pas déjà demandé.
Souvenez-vous qu'une des spécificités du bénévolat est la formidable chance d'apprendre sur le tas,l'objectif du recruteur étant alors de cerner au mieux, à travers votre parcours, vos goûts, vos intérêts, votre motivation....

Soyez curieux.
N'hésitez pas à poser des questions et encore des questions sur l'association,son travail, ses objectifs, la mission pour laquelle vous vous sentez attiré(e). Il n'est pas inutile, avant l'entretien, de visiter le site internet de l'association afin de mieux la connaître et montrer ainsi l'intérêt que vous lui portez.
Élargissez au maximum votre vision afin de voir ce que vous pouvez y faire et y apporter. Ne négligez aucune compétence que vous possédez. Toutes peuvent être très utiles à l'association, et ne manqueront pas à coup sûr d'être mises en oeuvre. Enfin montrez aussi votre envie d'apprendre et votre capacité à vous auto-former.

Précisez vos disponibilités
Précisez vos disponibilités en terme de temps, d'implication pour vérifier que vous pourrez remplir la mission que vous avez choisie. En effet un salarié, un retraité, un demandeur d'emploi ne choisiront peut-être pas le même style de bénévolat. Le bénévolat avec une présence hebdomadaire régulière
ne demande pas le même type d'engagement que le bénévolat à la carte avec une présence au choix et peut-être non continue.

Et après ?
Quelques dernières recommandations peuvent être ici nécessaires.
Laissez à nouveau un contact, un téléphone, une adresse mail.
N'oubliez pas de bien vous informer sur le lieu précis de la mission afin d'établir au mieux le temps de trajet. Ceci peut avoir son importance sur la faisabilité de votre projet.
Enfin n'oubliez pas un carnet, pour noter les choses indispensables et un stylo pour remplir la fiche du bénévole.
Au final, la bonne humeur et la jovialité sont certainement vos meilleurs alliés lors de l'entretien de recrutement bénévole. Pour vous, pour les autres, c'est sûrement la meilleure garantie de votre désir à vous investir dans votre future mission.


Et pour finir, bonne chance !



                                                                            Catherine Zerini