21 février 2016

BénéVolt, Prix Jeune & Bénévole... des jeunes qui s'engagent !

BénéVolt, une fourmilière de jeunes bénévoles
10 février 2016, un jour gris et triste comme tant d'autres à Paris, un vent froid, de la pluie, la lumière du jour éteinte...Dans les magnifiques locaux de la mairie du 18è, a lieu la seconde édition de " BénéVolt", la soirée de l'engagement citoyen organisée par la Mairie de Paris. Préalablement prévue le 10 décembre dernier, elle avait été annulée et reportée.

Dès la porte franchie, c'est une vaste fourmilière qui s'offre au visiteur dans le grand hall de la mairie où sont installés de nombreux stands d'associations tenus par des jeunes bénévoles qui s'affairent pour faire connaître leur association et partager leur engagement. L'ambiance est conviviale et joyeuse, on discute, on explique, on invite à découvrir, on distribue de la documentation....
Peu présents à cette manifestation, les seniors des associations que l'on appelait autrefois "caritatives" ! des jeunes et des associations, aux accents résolument citoyens et souvent militants, bien loin de l'assistanat purement caritatif !

...et parmi eux,
 
Julien, Léa, Priscille, Clémence et Jérôme
Ce sont les cinq jeunes bénévoles qui ont remporté le prix "Jeune § Bénévole" 2015 qui leur a été remis en fin de soirée par Pauline Véron, adjointe à la maire de Paris, chargée de la vie associative et de la jeunesse.
Il s'agit d'un prix initié et organisé chaque année depuis 2011 par l'association "Tous Bénévoles"  (association qui met en relation des associations et des  bénévoles). Il récompense des jeunes bénévoles qui ont livré leur témoignage en partageant leur enthousiasme pour l'engagement au service des autres. Les votes des internautes ont sélectionné dix nominés, parmi lesquels un jury composé de représentants d'associations et d'organismes officiels, a désigné les gagnants.

Julien, 25 ans, est engagé auprès des Papillons Blancs de Paris. Léa, 16 ans, est bénévole à  l'association Aïda, Priscille, 19 ans, a rejoint les Petits Frères des Pauvres de Toulouse, Clémence, 20 ans,  quant à elle, offre de son temps à  l'association Famille Rurales de Nancy et Jérôme, 26 ans, met sa compétence de juriste au profit de la Fédération France Nature Environnement.

Ils gagnent des séjours solidaires en France et à l'étranger pour enrichir leur expérience de jeune bénévole.

Nous leur disons "bravo" et leur souhaitons une belle "carrière" dans le monde associatif.

17 janvier 2016

Bob Lawrie, bénévole à Calais...qu'auriez-vous fait à sa place ?

Bob Lawrie, c'est ce bénévole anglais qui a tenté de faire passer illégalement
une fillette afghane de 4 ans en Angleterre, avec l'accord du père de la fillette, afin qu'elle rejoigne une partie de la famille déjà installée en Angleterre. Des chiens policiers "ont reniflé" la petite fille, Bahar, cachée dans le véhicule de Bob Lawrie. Il vient d'être condamné à 1000 euros avec sursis pour "mise en danger de la vie d'autrui".

"Ce que j’ai fait était stupide, j’étais émotionnellement épuisé. Je suis désolé. Je n’ai pas bien réfléchi. J’ai essayé de faire en sorte qu’elle puisse rejoindre sa famille qui habitait à seulement huit miles d’où j’habite"... "Je suis juste quelqu’un qui, dans la folie d’un moment, a fait quelque chose d’illégal, parce que je ne voulais pas qu’une petite fille de 4 ans passe l’hiver dans la jungle de Calais.» Telles sont les paroles de Bob Lawrie après son interpellation.

Cet ancien militaire britannique de 49 ans, devenu chef d'entreprise, s'est
lancé dans le bénévolat lorsque qu'il a pris conscience du drame des réfugiés. Il se rend à Calais. Il y rencontre des réfugiés de toutes nationalités, écoute leur histoire, leur vie brisée. Pour leur fabriquer un abri digne de ce nom, il lance un appel au don, collecte de l'argent et bricole des baraques.

Il fait ainsi la connaissance du père de Bahar.... la suite nous la connaissons, il se prend d'amitié avec lui, rejette plusieurs fois sa demande...mais finit par "craquer"  « Je lui avais toujours dit non. Puis, lors de mon dernier voyage, nous étions assis autour d’un feu de camp et Bahar est venue se blottir sur mes genoux. Toute rationalité m’a quitté et je savais ce que je devais faire.» .....« Pas besoin de me dire que je suis un idiot, je le sais déjà. J’ai fait une erreur, je n’ai aucun doute là-dessus. Je ne dis pas : “Hé, regardez-moi, je suis un héros”, je dis : “J’ai pris la mauvaise voie, trouvons la bonne.” »

A des degrés divers, nous sommes, avons été ou serons tous, en tant que bénévoles, confrontés à une réalité qui peut nous situer en "boarder line" (aider des sans papiers par exemple). Bob Lawrie se refuse à être considéré comme un héros, et ses propres paroles constituent le fil conducteur de la réflexion que nous devons mener en résumant le processus opératoire de sa prise de décision : "émotionnellement épuisé", "dans la folie d'un moment" "toute rationalité m'a quitté" "je savais ce que je devais faire" "j'ai pris la mauvaise voie"...

Traduction : L'émotion m'a submergé au point de m'épuiser, me rendre fou en dehors de toute rationalité. Je ne pouvais faire que ce que j'ai fait, je n'avais plus le choix, j'ai sans doute pris une mauvaise voie en me plaçant "hors la loi", mais quelle est la bonne ?

C'est sans comparaison, bien sûr, avec les grands débats qui alimentent  les prises de positions en réponse à la délicate question du droit à la désobéissance civile , et de l'espace de liberté dont nous disposons, malgré tout, même devant les pires situations, d'Antigone à Rosa Parks, Martin Luther King, en passant par "les Justes"....des héros de l'insoumission.

Qu'aurions-nous fait, comment aurions-nous réagi au spectacle d'une petite fille de quatre ans vivant dans la boue de la jungle de Calais ?

Il n'y a pas de réponse. La bonne décision relève de la conscience de chacun, de sa liberté, si étroite soit-elle, du sentiment d'empathie enfoui au plus profond de son être.

Le tribunal n’a finalement pas retenu le délit d’aide à l’immigration illégale. Robert Lawrie a été condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis pour mise en danger de la vie d’autrui ! Condamné pour avoir tenté de sauver une vie ? coupable de solidarité ? vide juridique face à une manifestation de fraternité ?

"Il faut laisser les gens aider les autres", a déclaré Vincent Lindon (on se souvient de sa magnifique prestation dans "Welcome") au sujet de cette condamnation.

 "On ne peut aider tout le monde, mais tout le monde peut aider quelqu'un (Bob Lawrie interviewé à Londres après son jugement).

C'est cette phrase que nous retiendrons en guise de morale de cette histoire.

01 janvier 2016

Davantage de bénévoles en 2016, une nécessité !

Une atteinte meurtrière à la liberté d'expression et un carnage à Paris, fruits de l'obscurantisme et de la barbarie la plus abjecte, des migrants errant sur les routes d'Europe, un moment exceptionnel avec la COP21, même si l'espoir que l'on pouvait y fonder se relativise avec les conclusions qui ont dû "composer" avec des intérêts contradictoires, des élections déstabilisantes  qui nous ont sans doute évité le pire, mais qui laissent un goût amer en projetant dans l'inconnu un grand nombre de voix désespérées,

....une année 2015 qui se termine en point d'interrogation.


Alors, que peut-on souhaiter pour l'année 2016 ?  Le rôle et les actions de la société civile, c'est à dire nous, se présentent plus que jamais comme une alternative positive et porteuse d'espoir. On pense notamment aux associations qui "prennent les choses en main" dans tous les domaines, celui de l'environnement, celui de la lutte contre le racisme et les discriminations, la pauvreté, l'intolérance et les discriminations et bien d'autres...
 
Mais il y a une chose toute simple qu'il faut poursuivre au sein des associations, c'est le plaisir d'être ensemble, de se retrouver autour d'un objectif commun, une cause à défendre, un combat à mener....il y a tant à faire !
 
Souhaitons que le bénévolat connaisse en 2016, plus que jamais, un sursaut citoyen, et attire encore davantage de femmes et d'hommes qui décident d'être acteurs de leur destin et de celui de leurs enfants. Concernant les jeunes, notamment, les statistiques récentes nous indiquent qu'ils sont de plus en plus nombreux à s'engager !
 

19 décembre 2015

Associations parisiennes toujours au beau fixe.

Quelques chiffres sur la vie associative à Paris, faciles à retenir !
http://www.paris.fr/actualites/portrait-de-la-vie-associative-a-paris-3119
  • 65.000  associations sont actives à Paris
  • plus de la moitié ont moins de 10 ans
  • 5.000 se créent chaque année
  • 550.000 bénévoles sont engagés





14 décembre 2015

Dons d'argent : la générosité n'attend pas le nombre des années

Il y a de quoi se réjouir en cette fin d'année si chargée d'incertitudes. La générosité des français tient bon.

Recherches et solidarités, associée à l'IDAF (Dirigeants d'Associations et Fondations) vient de publier son étude 2015  (20è édition) sur la générosité des français (chiffres 2014). Elle constate une évolution positive, déjà annoncée en 2013.

Sans se perdre dans les données statistiques très sophistiquées de l'étude, arrêtons-nous sur les évolutions qui nous paraissent intéressantes, significatives. et utiles à connaître.
http://recherches-solidarites.org/etudes-thematiques/don-dargent/ 

Du côté des donateurs

Une augmentation du montant global des dons
Les Français ont donné 4% de plus qu’en 2013 (entre 4,2 et 4,4 milliards d’euros), et ont déclaré des montants supérieurs de 7,2% à l’administration fiscale (2,4 milliards d’euros de la part de 5,5 millions de foyers fiscaux).
L'intérêt des déductions fiscales tient une place importante dans les motivations.

Une augmentation des dons des donateurs les plus aisés
De nombreux donateurs modestes renoncent à  un soutien financier aux associations, parfois en le remplaçant par un don de temps ou des dons en nature, mais les donateurs qui en ont les moyens prennent le relais et donnent plus : le don moyen annuel des foyers imposables a ainsi augmenté de 6,5% et se situe près de 440 euros, en 2014.

La proportion des déclarants situés dans une tranche inférieure à 19 000 euros est passée de 13% en 2008 à un peu moins de 7% en 2014. Inversement, le groupe des déclarants situés au-dessus du seuil de 39 000 euros progresse significativement, se situant à près de 55% en 2014, alors qu’il dépassait à peine la barre des 40% en 2008.
 
La percée des jeunes
C'est le grand enseignement de cette étude, soulignée par bon nombre de medias.
En effet, pour la première fois, les moins de 30 ans se sont montrés plus généreux que les plus âgés, non pas en terme de don moyen (395 euros pour les plus jeunes,501 euros pour les plus âgés) mais de pourcentage par rapport au revenu (1,8% contre 1,4% chez leur ainés).
Cette évolution est sans aucun doute facilitée par les dons en ligne qui permettent un "passage à l'acte" plus rapide grâce à un simple "clic"

Du côté des associations, ce qu'elles doivent savoir

Les causes préférées des donateurs
Pour 50% et plus, par ordre décroissant, ce sont toujours la recherche médicale ou scientifique, la santé, l'aide aux personnes en difficulté, la protection de l'enfance, l'éducation populaire, les actions d'urgence et l'aide médicale internationale, ce qui ne veut pas dire que les autres secteurs soient délaissés. Il bénéficient très probablement de davantage de dons en nature ou de temps.
Il faut noter que les plus jeunes se sentent plus attirés, en terme de dons, par la défense de l'environnement, l'aide au développement, la défense du patrimoine.

Les relations associations/donateurs
Les donateurs, dans leur très grande majorité, ne souhaitent pas être contactés par téléphone, encore moins pas sms, et préfèrent être contactés par mail ou agir spontanément, mais les plus de 70 ans préfèrent, de loin, le courrier. On s'en serait douté !

Miser sur les jeunes
Les jeunes ne représentent que 4% des donateurs contre plus de 31% pour les plus de 70 ans. Ils constituent donc une "cible" intéressante. Le Figaro.fr du 27 novembre 2015 rapporte les propos de Jacques Mallet, l'un des auteurs de l'étude, qui interpelle ainsi le monde associatif :
 
«Les jeunes ne veulent pas qu'on les attendrissent, ils ont besoin qu'on leur tienne un discours direct: “Comment donner? Quand donner? Où donner?” Il faut utiliser des outils qui leur parlent: les mails, les SMS et non plus les boîtes aux lettres ou le téléphone. Les jeunes ne donnent pas spontanément, ils ont besoin de passer par une association. Or, la plupart n'en connaissent pas». 

Tout est dit !
 
L'attitude face aux migrants

C'est un thème abordé ici pour la première fois . Il mérite donc un aperçu.
 
L'enquête ne s'adresse, bien entendu, qu'aux donateurs et non à l'ensemble de la population française. Les résultats n'ont rien de surprenant et sont très liés à la tranche d'âge (les jeunes étant ici les moins de 40 ans)
 
Dons en argent : les plus âgés (35 à 45%) l'envisagent davantage que les jeunes (26%)
Dons en nature : une légère avancée des moins de 50 ans, chaque tranche d'âge se situant tout de même un peu au delà de 50%.
Don de temps : l'ensemble des interviewés est peu motivé, à l'exception des plus de 60 ans qui le sont un peu plus (autour de 30%).
Intervention directe auprès de migrants rencontrés :une très légère avancée des jeunes (17%), l'ensemble étant peu motivé (entre 12 et 15%).
Diffusion de messages sur les réseaux sociaux : priorité aux jeunes (35%).
Signature de pétitions sur internet : les jeunes arrivent en tête (46%), suivis par les plus âgés (autour de 35%)
 
Dans l'ensemble, donc, un "engouement" mitigé !
 

09 décembre 2015

Tout savoir sur la vie associative de votre département




 



Une étude intéressante et des fiches pratiques consultables (et imprimables) sur l'essentiel de la vie associative de chaque département.
C'est une précieuse documentation.

Il sera peut-être intéressant de suivre l'évolution de ces données avec le "changement de couleur politique" de certains départements....Certaines associations peuvent se faire du souci !!

http://recherches-solidarites.org/page/dans-les-territoires/en-departement/

16 novembre 2015

Attentats de Paris : on peut et il faut en parler aux enfants !

 Beaucoup de parents, d'enseignants, d'animateurs et de bénévoles se posent la
question : comment parler aux enfants de la violence et de l'horreur qui se sont déversées à Paris dans la nuit du 13 au 14 novembre ?

Je suis tombée sur un document téléchargeable réalisé par Bayard Presse dans le journal ASTRAPI

http://www.bayard-jeunesse.com/Actualites/Attentats-de-Paris-comment-repondre-aux-questions-des-enfants


Egalement des publications téléchargeables réalisées par "Mon quotidien" ,du CP à la Terminale.

http://www.playbacpresse.fr/


A lire et utiliser sans modération !