01 septembre 2014

Accompagnement à la scolarité : du nouveau pour les bénévoles...

Déjà la rentrée scolaire !
L'été nous a semblé bien court pour raison de météorologie, et déjà la rentrée est là ! Pour les écoliers, les collégiens et les lycéens, bien sûr, mais aussi pour les parents, les enseignants et tous ceux qui interviennent autour de la scolarité.
Dans cette préparation d' une nouvelle année scolaire, les associations s'organisent, de nouveaux bénévoles vont s'investir dans l'accompagnement à la scolarité, les bénévoles "chevronnés" ajustent leurs méthodes, tirent le bilan de l'année dernière, tous attendent "de pied ferme", parfois fébrilement et avec un peu d'angoisse, les enfants et les  jeunes qu'ils vont accompagner tout au long de l'année !

Mais cette année, il y a du nouveau ! Espace Bénévolat vient de publier un "guide d'accompagnement à la scolarité" destiné aux bénévoles  investis dans cette activité.
Coordonné et piloté par cette association (Programme alphaB), il est le fruit d'un travail collectif d'une quinzaine d'associations concernées par le sujet qui ont partagé leurs expériences, leurs pratiques et leur réflexion, aidées en cela par des intervenants professionnels et experts qui ont apporté leur "regard" et leurs compétences (psychopédagogue, orthophoniste, médiateur culturel, formateur, enseignant...)

Rappel
4,5% des jeunes de 17 ans se trouvent en situation d'illettrisme et 11% ont des difficultés de compréhension d'un texte simple (pour mémoire, on estime à environ 3 millions le nombre de personnes illettrées en France, (de 18 à 65 ans, dont 8% entre 18 et 23 ans) soit environ 9% de la population) -  chiffres 2010.
En 1992, une Charte d'accompagnement à la Scolarité a été signée par tous les ministres concernés et actualisée en 2001. Il s'agit de "l'ensemble des actions visant à offrir, à côté de l'école, l'appui et les ressources dont les enfants ont besoin pour réussir à l'école, appui qu'ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social. Ces actions, qui ont lieu en dehors des temps de l'école, sont centrées sur l'aide aux devoirs et les apports culturels nécessaires à la réussite scolaire, et contribuent à l'épanouissement personnel de l'élève et à de meilleures chances de succès à l'école"
Cette charte a donc vocation à contribuer à l'égalité des chances et à la prévention de l'échec scolaire.

Un guide d'accompagnement à la scolarité : de quoi s'agit-il ?

Un manuel scolaire de plus ?
Un substitut à l'enseignement scolaire ?
Un remède miracle pour réussir en mathématiques ou en français ?
Un "passeport" pour un succès garanti ?

Non, il ne s'agit pas de tout cela !

Ce guide est destiné aux bénévoles qui interviennent dans l'accompagnement à la scolarité afin qu'ils ne sentent pas "livrés à eux-mêmes" avec leur bon sens et leur bonne volonté, leurs compétences d'enseignants, de parents d'élèves ou autres ...Il les aide à appréhender toutes les difficultés qu'ils peuvent rencontrer auprès d'enfants et de jeunes qui, pour diverses raisons, rencontrent des difficultés d'apprentissage.


Il s'agit alors :
- d' élargir le champ des connaissances des bénévoles en leur donnant des outils pour mieux appréhender et comprendre non seulement les enjeux de l' accompagnement à la scolarité, mais aussi les mécanismes de l' apprentissage et leurs dysfonctionnements, les comportements et attitudes auxquels ils pourront être confrontés, etc... et ainsi aborder l'enfant et l'adolescent dans leur globalité,

- de donner aux bénévoles les moyens d'établir une relation de confiance et mettre l'enfant dans une situation sereine et sécurisante propice à l'apprentissage, sachant, bien sûr, qu'il ne s'agit pas de remédier à certaines carences sociales, familiales ou psychologiques, ceci étant le travail des spécialistes,

- de leur donner des clés leur permettant d'appréhender des situations de blocage, de réconcilier l'enfant avec l'école, le valoriser et lui redonner le goût d'apprendre et de progresser ( "apprendre à apprendre", "apprendre autrement"...)

- de  leur donner les moyens d'établir un dialogue permanent avec les parents en valorisant leur rôle dans la scolarité de leur enfant.

....sans oublier les conseils pour maintenir un lien avec les établissements scolaires

...et qu'y trouve t-on ?
Sans entrer dans le détail des rubriques, le guide est divisé en cinq parties :

Mon engagement : la mission du bénévole, ses motivations, comment s'organiser..

Structurer mon activité : connaître l'enfant, organiser une séance, poser un cadre, résoudre les conflits, organiser l'aide au devoirs, aider les parents, évaluer mon action, etc..,
Accompagner les apprentissages : apporter une aide méthodologique, aider à se concentrer, aider à apprendre une leçon, faire un exercice, encourager la pratique de l'écrit, faire aimer la lecture, utiliser le numérique, etc..,

Aider à s'épanouir et à se projeter : susciter la motivation, développer l'esprit critique, surmonter le mal-être à l'école, accompagner l'orientation, etc..,
Une "boite à outils" : des ressources en ligne, une bibliographie, des jeux, des définitions, etc..

Les textes sont émaillés de références, de témoignages, de "bon à savoir", de "boites à idées", d'"avis d'experts", et agrémentés de photos, dans un cadre graphique extrêmement convivial et coloré !

Enfin, un avis tout personnel mais néanmoins testé auprès de quelques enseignants et confirmé : ce guide pourrait leur être utile pour tous les conseils concrets qu'il prodigue....

...à se procurer absolument pour une rentrée sereine et "décomplexée"....


http://www.espacebenevolat.org

                          Bonne rentrée aux bénévoles !

04 août 2014

Découvrir le bénévolat de proximité...sans se fatiguer..

Un témoignage entendu récemment au cours d'une discussion entre seniors retraités sur la façon utile "d'occuper son temps" a retenu mon attention et je tenais à le partager car c'est "une histoire de bénévolat" qui se cache derrière un récit anecdotique.

Sylvie est une jeune femme à la soixantaine avancée et bien assumée. Elle est retraitée, après avoir occupé un poste de cadre dirigeant dans une grande entreprise du CAC 40.
Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée "sans emploi" et comme seule perspective programmée, celle de s'occuper de ses petits-enfants, ce qu'espéraient et attendaient avec impatience  ses deux enfants devenus parents.
Mais au grand étonnement de ces derniers, Sylvie n'a pas répondu à l'appel , ou du moins y-a-t-elle répondu de manière très ponctuelle: "j'ai beaucoup donné à m'occuper de mes propres enfants", dit-elle , "j'ai encore à apprendre, à découvrir, à partager et à transmettre ! "
Après avoir "testé" plusieurs associations, elle a jeté l'éponge, déplorant d'y avoir retrouvé, selon elle, une hiérarchie, des luttes de pouvoir et des réunions improductives...."le bénévolat, ce n'est pas pour moi", disait-elle, n'envisageant alors celui-ci que comme un engagement auprès d'une association.

Visiblement, une structure, même associative, ne lui convenait pas après 35 ans passés en entreprise. C'est une réaction et une position de certains seniors qui hésitent à se lancer dans une activité bénévole et retrouver des contraintes dont ils ne veulent plus. Et pourtant, ils disposent de temps qu'ils pourraient mettre en partie à profit pour les autres ! 
C'est la réflexion que se faisait Sylvie.

Et si mon voisin avait besoin de moi ? 
C'est alors qu'une idée lui a traversé l'esprit. Dans son immeuble, Pablo, un étudiant chilien, occupait une chambre au dernier étage. Il était "thésard" et sortait peu, travaillant comme veilleur de nuit pour financer ses études. Leurs échanges se limitaient à des formules de politesse échangées dans l'ascenseur ou chez le boulanger.
Un jour, Sylvie lui avait demandé où en était sa thèse. Pablo lui avait répondu qu'il avait dû demander une prolongation de son titre de séjour car il avait pris du retard dans la rédaction et peinait avec une grammaire et des accords de verbes dont la langue française a le secret !

Se souvenant de cette conversation, Sylvie prit la décision de frapper à sa porte et lui proposa de l'aider en corrigeant les textes qu'il écrivait. " si vous aviez vu son sourire", dit-elle ,"j'avais l'impression d'être une sorte de Zorro ! "

C'est ainsi que Sylvie est devenue bénévole !
Elle a pu travailler chez elle et qui plus est, à proximité immédiate de son "client". Elle a retrouvé l'opportunité de parler espagnol et s'est replongée dans un domaine juridique dont elle maîtrisait les termes (la thèse était une thèse de droit fiscal comparé sur un aspect très pointu du droit de propriété, me confie-t-elle), ce qui lui permettait de faire reformuler et préciser certains passages...


Une idée qui a fait mouche
Depuis, le bouche à oreille a fonctionné et d'autres étudiants étrangers sont venus lui demander de l'aide. Face à des matières qui ne lui étaient pas très familières, Sylvie a fait appel à des amis et c'est ainsi qu'une sorte de réseau s'est mis en place.  

De cette expérience déjà renouvelée trois fois, Sylvie ne cesse de vanter les bienfaits : maintien en forme intellectuelle, retour dans une ambiance universitaire, sensibilisation à de nouveaux domaines de connaissances, création de liens d'amitié avec des étudiants étrangers isolés, ouverture à leur culture.....elle envisage un voyage au Chili où les parents de Pablo l'on invitée en remerciement de ce qu'elle a fait pour leur fils.

Un bénévolat sans structure ?
J'ai voulu parler de cette expérience car elle témoigne du fait que le bénévolat n'est pas forcément synonyme d'association, et qu'elle pose une interrogation sur la notion même de bénévolat !
Quelle différence, en effet, entre le bénévolat exercé dans une structure associative et le bénévolat "de proximité" souvent assimilable à des relations de voisinage, voire familiales....
Le bénévolat "familial" doit, à mon sens, être exclu car il s'inscrit dans un autre registre, celui des relations familiales. Y voir du "bénévolat", serait, en poussant à l'extrême, considérer l'éducation et le soin de ses propres enfants comme du bénévolat !!

En revanche, le "bénévolat de proximité" s'inscrit directement dans un registre citoyen en répondant à des besoins qui pourraient être pourvus par des associations ou des services sociaux mais qui ne le sont pas pour diverses raisons (absence de structure locale, refus d'y faire appel, inadéquation aux besoins..) et qui s'adressent à une population la plupart du temps fragilisée ou isolée : aide aux personnes âgées, malades ou handicapées, accueil d'étrangers isolés, aide aux devoirs, aide dans la recherche d'emploi, rédaction de CV, etc....

Pour en revenir à notre témoignage, Pablo rencontrait de réelles difficultés et n'avait pas les moyens de payer une officine qui aurait procédé à la correction de sa thèse, voire à un "re-writing" de certains passages. Il avait peu d'amis français assez disponibles pour passer du temps sur cette thèse dont certains passages nécessitaient une bonne connaissance du langage juridique. Les remarques de forme faites parfois par son directeur de thèse étaient générales et ne lui étaient d'aucune aide. Il se sentait isolé et avait besoin d'aide. 

Le hasard a joué ! chacun en a tiré profit : Pablo en présentant une thèse qui a reçu la mention "très honorable", Sylvie en bénéficiant d'une ouverture sur une autre culture, une nouvelle amitié...

Pour compléter l'anecdote : Sylvie continue épisodiquement d'aider des étudiants étrangers...et trouvera le temps, lorsqu'elle rentrera du Chili, de s'occuper de ses petits enfants car, dit-elle, "on ne me considère plus comme une grand-mère retraitée, affectée d'office au baby-sitting" !

Soucieuse d'en savoir plus, et certaine de trouver un écho à ma recherche en allant voir du côté du Québec, j'ai appris que l'université Laval va mettre prochainement en ligne un "kit d'aide à la rédaction" destiné aux étudiants, étrangers ou non !

Les besoins de bénévolat ne sont peut-être pas loin ! pas besoin d'aller dans le sud saharien ou au fin fond de l'Inde... il suffit de regarder autour de soi !

Je vous invite, par exemple, à visiter le site de l'association "Voisins Solidaires" http://www.voisinssolidaires.fr/, une association qui milite et qui promeut des actions en faveur du "mieux vivre" ensemble (la "journée des voisins", c'est elle !). Ce site donne des idées de bénévolat pour tous les âges. Une "boite à outils" suggère des tas d'idées et d'occasions pour établir une relation de voisinage.

Il y a aussi le "bénévolat à distance" "e-bénévolat" qui prend une place de plus en plus importante et utile, et qui peut s'adresser aux personnes qui ne peuvent se déplacer, grâce à l'utilisation des moyens informatiques et internet. Nous lui avons consacré un article "e-bénévolat..pensez-y" publié le 6 mai 2013.

04 juillet 2014

A la Sorbonne, des petits philanthropes à l'honneur...


Des enfants à la Sorbonne...

 Spectacle insolite le 20 juin au matin devant la Sorbonne : des cars stationnés devant l'entrée de la rue des Ecoles, des dizaines d'enfants qui se dirigaient joyeusement avec leurs enseignants vers ce bel édifice, temple du Savoir...

Quelques minutes plus tard, je les ai retrouvés dans le grand amphithéatre. Ils sont venus de plusieurs écoles parisiennes, pour clôturer l'année au cours de laquelle ils sont devenus des "petits philanthropes" après avoir participé au programme mis en place par "l'Ecole de la Philanthropie".

J'ai eu l'occasion de parler de cette belle initiative dans un article de ce blog paru en février dernier

La célèbre fresque de Puvis de Chavannes, "le bois sacré de la connaissance" qui occupe la largeur de la scène du "grand amphi" était ornée d' un écran géant qui projetait les photos des petits philanthropes, suscitant des cris de joie lorsque les enfants se reconnaissaient.

Jean-Xavier Moreau, membre du comité stratégique de l'Ecole de la Philanthropie et directeur de l'Ecole Internationale Bilingue, a ouvert la manifestation (la troisième) souhaitant la bienvenue aux enfants dans ce "lieu magique du savoir et des apprentissages" et rappelant ce qu'est la philanthropie - "le pouvoir de s'émouvoir pour des causes". Les enfants, a t-il dit, deviennent des "ambassadeurs" de la philanthropie, désormais membres du "club des petits philanthropes".

Bruno Clavel, au nom du Recteur de l'Académie de Paris, en charge du premier degré, a célébré à son tour l'action menée par tous les enfants présents, confirmant que le Rectorat soutient cette action pour trois raisons :
  • les valeurs humanistes qu'elle sous-tend
  • la liaison école-université
  • une démarche innovante qui s'appuie sur une pédagogie citoyenne
La manifestation était animée par Shirley Souagnon, comédienne et humoriste investie dans diverses causes humanitaires.

Des chiffres
Durant l'année scolaire 2013-2014 (troisième année d'existence du projet)
  • environ 540 enfants de CM1/CM2 ont participé au programme
  • 12 écoles ont été impliquées (6 à Paris, 1 à Vélizy, 5 dans le Val d'Oise)
  • 22 classes ont travaillé sur un projet (12 à Paris, 1 à Vélizy, 9 dans le Val d'Oise
  • Au total 18 projets ont été menés
  • 16 associations et 3 maisons de retraite ont bénéficié d'une action menée par des enfants.
Vous trouverez en lien le film de l'année 2013-2014 qui explicite remarquablement les différentes phases du programme.

De vraies actions de solidarité
La manifestation du 20 juin ne concernait que les enfants des écoles de Paris et celle de Vélizy, les autres ayant été mis à l'honneur quelques jours auparavant dans les locaux de l'ESSEC à Cergy-Pontoise.

Rappelons que le choix des projets retenus revient entièrement aux enfants qui choisissent eux-mêmes démocratiquement une cause et une association pour lesquelles s'engager, et une action à mener.

Avec enthousiasme, conviction et aisance, les enfants de 7 écoles ont présenté eux-mêmes leurs projets devant un public nombreux (dont 350 enfants environ).
L'emblématique "grand amphi", imposant et majestueux ne semblait pas les impressionner !!

A l'école Eugénie Cotton dans le 19è, les enfants ont participé à l'organisation d'une journée "barbecue" par le Secours Catholique en faisant une collecte d'argent.

A l'école Plaine dans le 20è, les enfants se sont initiés à l'observation des oiseaux avec le Museum d' histoire naturelle et ont fabriqué des mangeoires pour oiseaux avec la Ligue de protection des oiseaux afin de les offrir aux pensionnaires d'une maison de retraite.

A l'école Le Vau dans le 20è, les enfants ont organisé une journée de sensibilisation au handicap et traduit un conte en braille avec l'Association des chiens guides d'aveugles.

A l'école Evangile dans le 18è, les enfants ont enregistré un CD de chansons et de textes ("Pour un monde meilleur") autour du racisme et de l'esclavage, qui sera vendu aux parents d'élèves au profit des Restos du Cœur et de la Fondation des Hôpitaux de Paris

A l'école Picpus dans le 12è, les enfants ont collecté du matériel scolaire pour l'"Ecole à l'Hôpital", des livres pour
le CAMSP (Centre d'Action Médico-Sociale Précoce qui procède au dépistage de déficits ou handicaps chez les très jeunes enfants), ainsi que des matériaux artistiques pour la Fondation des Apprentis d'Auteuil

A l'école Daumesnil, dans le 12è, les enfants ont collecté des savons, des boites de thon et de sardines pour les Restos du Cœur, des petites voitures et des feutres pour des enfants hospitalisés, avec l'association "Main dans la Main"

A l'école Fronval, de Vélizy-Villacoublay, les enfants ont vendu des gobelets pour récolter des fonds pour la construction d'une école à Madagascar, rédigé un roman photo et tourné un film avec l'association "Fleur de Bitume" (Ecoles Solidaires)


Et après.......?
"Il en restera toujours quelque chose", a déclaré la représentante d'une des associations bénéficiaires à la fin de la manifestation.
En effet, les enfants font désormais partie du" Club des petits philanthropes", afin qu'ils puissent, s'ils le veulent, garder le contact entre eux, être informés des actions menées ultérieurement, participer aux journées de la philanthropie des années suivantes, etc....

C'est ainsi que trois petites filles, des "anciennes", Astrid, Eléonore et Lou, membres du club, sont venues porter la bonne parole et témoigner de leur attachement à la philanthropie.

La parole à Nathan, Noah, Raphaël et Théo
Durant la manifestation, j'étais assise derrière un quatuor de petits garçons manifestant leur  excitation avec force paroles, éclats de rire et gestes...je rends ici ,en passant, un immense hommage aux enseignants qui méritent largement les vacances qui approchent.. !

Ces quatre compères, ayant à un moment largement dépassé le seuil admis par mes oreilles pourtant encore en bon état de fonctionnement, je leur ai proposé un "deal" après avoir répondu à leur interrogation sur les raisons de ma présence (ils m'ont demandé l'adresse du blog, je fais donc attention à ce que j'écris). Je leur ai en effet proposé, en leur tendant un papier et un crayon, de réfléchir à des mots, des phrases qui  leur venaient à l'esprit à propos  de la philanthropie afin de les transcrire dans cet article. Il se sont prêtés avec joie à cet exercice.

Voici, dans le désordre, quelques morceaux choisis de leur "production" , et c'est avec eux que je terminerai en témoignant encore toute mon admiration pour l'action menée par l'Ecole de la Philanthropie et ses deux responsables, Claire Buret et Eléonore Ward.

"La philanthropie c'est beaucoup d'émotion"
"Etre solidaire, c'est magique, ça fait plaisir"
"Il y a des enfants qui  ne  peuvent même pas marcher, c'est triste et c'est injuste"
"Etre philanthrope, c'est génial !"
"Il y a des enfants qui ne mangent pas comme nous"
"Les enfants aiment l'Ecole de la Philanthropie, c'est super"
"Etre philanthrope, c'est pour la vie"

....sans oublier le slogan qu'ils ont bien intégré visiblement : 
                  "On a tous le pouvoir d'aider"

et pour finir...
Deux danseurs, Donagan et David, sont venus faire une démonstration de hip-hop, au nom du "Projet Handi-Hop". Donagan, un adolescent de 13 ans est l'initiateur de ce projet qui a pour objectif ambitieux de faire danser le hip-hop à des handicapés.

Grand moment d'émotion partagé avec les enfants qui accompagnaient le rythme en tapant dans leurs mains.








16 juin 2014

Bénévoles occasionnels, des bénévoles particuliers ? regard sur une fête de quartier à la Goutte d'Or

Regard d'une étudiante...
Pour terminer son diplôme de master en sciences humaines et sociales (économie et société - action publique/action sociale ) à l'université Paris Ouest, Caroline a choisi d'effectuer un stage auprès de l'association "la Salle Saint Bruno", une association du 18è arrondissement de Paris qui intervient notamment, avec d'autres associations, dans la préparation et la réalisation de la "la Goutte d'Or en Fête", fête organisée chaque année au mois de juin depuis le milieu des années 70, et qui marque un temps fort dans la vie du quartier durant trois jours.

Il s'agit d'une fête  attendue chaque année, très appréciée des habitants de ce quartier de la Goutte d'Or, un quartier connu depuis toujours pour la grande mixité de sa population. Il a en effet, dès le XIXè siècle, été un quartier où se sont fixés des immigrants, d'abord en provenance des campagnes françaises afin de pallier les besoins en main d'œuvre des usines de construction de chemins de fer, puis par vagues successives, au gré des évolutions géopolitiques mondiales ou des conditions socio-économiques ou politiques de certains pays....et des besoins importants de l'industrie française à l'époque des "trente glorieuses",  ne l'oublions pas ! Gervaise, l'héroïne de Zola, vivait à la Goute d'Or.  

Outre une présentation intéressante du quartier de la Goutte d'Or à l'histoire particulière et au "passé militant", le mémoire rédigé par Caroline ("Etre bénévole durant une fête de quartier : une forme spécifique de bénévolat ? l'exemple de la "Goutte d'Or en fête"") donne également un aperçu de la vie associative intense qui s'y déroule.

Ce mémoire est riche en informations et a retenu mon attention. Son contenu peut intéresser les associations qui organisent ponctuellement des fêtes de quartier.

La fête : une organisation très structurée
Caroline nous fait rentrer dans les coulisses de la préparation de l'évènement, phase essentielle pour la réussite de la fête, qui débute dès le mois d'avril par une information dans le quartier, la recherche de bénévoles, l'objectif étant de faire participer un maximum d'habitants et renforcer le lien social à cette occasion. Cette question demeure récurrente.

L'organisation de la fête nécessite la mise en place d'une véritable structure constituée bien en amont, dans laquelle les rôles sont répartis entre les associations (une dizaine) et les différents intervenants : portage administratif et organisation générale, direction artistique, coordination et médiation.
 Des sous-groupes sont ensuite constitués pour chaque activité : Bar, parade, catering, village festif, cuisine en fête, accueil des artistes, etc...., chaque sous-groupe ayant un référent chargé de faire "remonter" périodiquement l'avancée de son travail au groupe de coordination.

Les difficultés rencontrées parfois, lsont liées essentiellement à des problèmes inévitables de communication (difficulté à trouver des dates de réunions qui conviennent à chacun et à maintenir un maximum de démocratie dans les prises de décisions), les mails étant alors largement utilisés pour échanger et permettre un niveau d'information homogène.

Mais la principale difficulté demeure la mobilisation des habitants en amont de la fête. Elle se pose chaque année !

Caroline, quant à elle,  était chargée de recruter,  préparer et encadrer le groupe de bénévoles pour la fête 2013, et c'est à partir de cette mission qu'elle a décidé d'orienter la partie "analyse" de son mémoire et de travailler sur le profil des bénévoles, et plus largement, sur ce type de bénévolat ponctuel.

En amont de l'embauche des bénévoles, elle a effectué un travail de préparation extrêmement minutieux et ciblé sur les réels  besoins tant en ressources humaines qu'en logistique nécessaire à l'exercice des activités des bénévole, et a défini des procédures de management et de communication afin de créer des équipes soudées.

Des bénévoles d'un type particulier ?
Pour le savoir, Caroline a bâti un questionnaire facultatif joint au formulaire d'inscription, dans lequel figuraient un certain nombre de questions importantes pour connaître qui étaient ces bénévoles. Son analyse porte sur 104 fiches renseignées. Quelques entretiens ont pu compléter ce travail.

Les questions auxquelles elle souhaitait répondre concernaient les caractéristiques de ces bénévoles, leur motivation, différente ou non d'un engagement bénévole traditionnel pour une cause...en un mot : "quelles étaient les spécificités d'un engagement bénévole sur une manifestation de quartier"

Elle a donc dû effectuer une étude comparée entre les donnée recueillies par elle et les données sur les profils types des études réalisées par des chercheurs, notamment l'étude d'Edith Archambault "le travail bénévole en France et en Europe" in La Revue Française des Afffaires Sociales (n° 4, 2002) ou l'étude plus récente de Denis Bernardeau-Moreau et Mathieu Hely "La sphère de l'engagement associatif :un monde de plus en plus sélectif" in La Vie des Idées (octobre 2007)

- Elle observe donc la typologie des bénévoles ponctuels de la "Goutte d' Or en fête" pour constater que,:
  • les bénévoles sont majoritairement des femmes
  • plutôt jeunes
  • habitant majoritairement le quartier
Il s'agit donc d'un bénévolat très localisé, concerné par la vie du quartier et le lien social qu'il développe, et non pas motivé avant tout par une cause à défendre.

- Concernant l'investissement pendant la fête, elle note un côté "rituel", au sens d'"un acte qu'on accomplirait tous les ans à la même époque", une majorité de bénévoles (76%) ayant été présents au moins une fois au cours des années précédentes.
Elle note aussi que les jeunes, nombreux à être bénévoles, sont ceux qui s'investissent le moins en terme de temps passé.

- En ce qui concerne l'engagement au sein du quartier, Caroline qualifie le bénévolat de la fête de la Goutte d'Or de "ponctuel", voire d'"éphémère". Toutefois, plus d'un tiers des bénévoles sont déjà engagés dans des associations de quartier tout au long de l'année, la participation à la fête constituant donc une suite logique de leur engagement. Plus on est âgé, plus la probabilité est grande d'être engagé dans une association de quartier
Par ailleurs, plus d'un tiers des bénévoles sont des usagers des associations du quartier, notamment chez la grande majorité des jeunes bénévoles. Plus on est jeune, plus il y a de probabilité d'être bénéficiaire d'une association.

- En ce qui concerne la situation professionnelle et/ou le niveau de diplôme, la plupart des bénévoles ont un emploi ou sont lycéens ou étudiants. Quant aux diplômes, la moitié est peu ou pas diplômée. en grande majorité parmi les bénévoles qui ne sont pas engagés à l'année dans une association. Ceci s'explique par le fait que les bénévoles de la fête ont très souvent en même temps les bénéficiaires des associations de quartier, donc peu diplômés.


...différents du "bénévole-type ?
Oui sous certains aspects , tout du moins pour les bénévoles qui ne sont pas engagés dans une association tout au long de l'année :
  • Les bénévoles de la fête sont plus jeunes et moins diplômés et le plus souvent des femmes
  • Les bénévoles en recherche d'emploi ou au foyer sont rares et demeurent plutôt éloignés des sphères associatives
  • Les bénévoles ne s'investissent pas dans et pour une association, mais dans et pour leur quartier
.....et alors, peut-on parler de bénévolat pour ceux qui s'investissent uniquement pendant la fête ? ceux qui ne sont présents qu'un jour ou deux ? Les avis sont partagés. Certaines définitions exigent un engagement sur une certaine durée et suivant une certaine intensité. Certaines autres, retenues dans les études sur le bénévolat sont parfois plus larges en retenant comme bénévole la personne qui a donné un simple "coup de main" au cours de l'année....(NDLR : souci de vouloir "gonfler" le nombre de bénévoles ?...ce qui serait une explication aux chiffres très disparates que l'on présente concernant le bénévolat..)

Caroline pousse l'analyse de ces bénévoles jusqu'à établir une typologie originale : les bénévoles impliqués (déjà investis dans des associations de quartier), les bénévoles "public des associations" (bénéficiaires) qui changent ainsi leur statut de manière valorisante, les bénévoles "ami de...enfant de..." pas forcément du quartier, les bénévoles recrutés dans la rue par les acteurs associatifs, les enfants du quartier spontanément demandeurs, les bénévoles "ancien habitant du quartier", les acteurs associatifs bénévoles (animations diverses au nom de leur association), les bénévoles "stagiaires" d'une association, les bénévoles "salariés du quartier" qui se sont investis en dehors de leurs heures de travail, et enfin les bénévoles "électrons libres" recrutés via certains sites, des étudiants étrangers...

La majorité des bénévoles est issu de près ou de loin, d'un réseau associatif, et le problème demeure, celui de la participation et de l'implication renforcées des habitants du quartier, essentielles au renforcement du lien social indispensable et historiquement présent. La solution réside avant tout en une mobilisation au sein même de la rue (stands d'information en amont, rencontres...), ce qui nécessite un grand investissement en termes de moyens humains

En terme de motivation, on retrouve quasiment exclusivement l'une des motivations de l'action bénévole en général : convivialité, rencontrer des gens....et pourquoi pas, comme  le précisent deux jeunes filles : "cette expérience, on pourra la mettre sur notre CV, c'est une manière de montrer qu'on est motivé, dynamique"

Enfin, après avoir mis en évidence une division du travail basée sur la complémentarité des compétences, la question est posée de savoir s'il existe une différence de statut au sein du groupe de bénévoles en fonction des tâches effectuées (très marquée notamment dans les associations sportives, selon que les tâches sont ou non visibles et valorisées) Et on s'aperçoit à ce propos que pour certains, les organisateurs ne sont pas perçus comme des bénévoles !! une sorte de "statut hybride de "bénévole organisateur" entre celui d'acteur associatif salarié et celui de bénévole "classique" et qui serait par essence un bénévole ponctuel concernant la Fête de la goutte d'Or". Mais la question est vite balayée par la réalité du déroulement de la fête, aucune différence de statut n'apparaît, chacun travaillant ensemble à la réussite d'un projet commun, que l'on soit dirigeant ou exécutant.

En conclusion, que retenir ?
Il s'agit de bénévoles au profil assez différent des bénévoles "types" : plus jeunes, moins diplômés, des femmes plus nombreuses qui s'investissent avant tout dans et pour leur quartier, et non pas dans et pour une association ou pour défendre une cause
Toutefois, les bénévoles déjà engagés dans une association tout au long de l'année présentent es caractéristiques assez semblables aux bénévoles "types"

Enfin, si l'un des objectifs est d'associer au maximum les habitants du quartier (ou tout groupe humain ciblé), la recherche de bénévoles parmi eux nécessite des moyens importants en temps et en ressources humaines, de même qu'en imagination et créativité !

Si la lecture de ce mémoire vous intéresse (il est très bien écrit !), vous le trouverez sur le lien suivant :
http://gouttedor-et-vous.org/Etre-benevole-durant-une-fete-de
 
 



En attendant, je ne peux que vous conseiller d'aller faire un tour à "La Goutte d'Or en Fête" dont l'édition 2014 promet d'être particulièrement animée et "tropicale" en raison de son thème "BRASIL" - actualité oblige !

Et tout le programme sur :

http://www.gouttedorenfete.org/

19 mai 2014

Elections européennes : un enjeu pour la société civile et le monde associatif

Les élections européennes.....une abstraction ?
La campagne pour les élections européennes bat son plein....les débats sont riches, passionnés, empreints d'inquiétudes, de souhaits et d'espoir. Un ton plus grave est donné, que l'on pourrait traduire comme une dernière chance donnée à l'Europe de se recentrer, au milieu de tant de turbulences, sur la vision plus humaine et solidaire qui était celle de ses "pères fondateurs".

Tous les sujets d'inquiétude, de colère, de rejet, mais aussi d'espoirs, sont abordés :  l'euro, le maintien ou non d'une monnaie unique, les mesures d'austérité, l'immigration, les droits des citoyens, l'égalité hommes/femmes, les droits sociaux, la démocratie au sein de l'Union européenne, l'emploi des jeunes, le salaire minimum, l'avenir des retraites, l'intervention de la banque européenne au service des Etats membres et non plus au service exclusif des banques, l'harmonisation fiscale, la formation, la sécurité, etc,..
On y dénonce aussi le lobbying trop puissant et invasif des groupes industriels, bancaires et financiers. On y dénonce aussi la corruption.

Dans tout cela, où sont les citoyens ? quelle est leur place ? entend-on leur parole ?  D' énormes progrès restent à faire. Les citoyens européens veulent faire entendre leur voix. C'est tout l'enjeu des prochaines élections.

Le débat du 15 mai à la télévision française (France 2)  ainsi que celui retransmis depuis le Parlement européen à Bruxelles qui donnait la parole à des candidats à la présidence de la Commission, abordaient chacun les mêmes sujets ! Les préoccupations des citoyens européens sont donc les mêmes : plus de démocratie au sein de l'Union européenne, plus de transparence, une Europe plus sociale, plus protectrice, une "Europe des citoyens".

Ces revendications ne sont-elles pas déjà, dans la plupart des pays de l'Union,  l'expression concrète d'une volonté commune européenne ? d'une parole commune ?

L'Alliance Européenne 2013 (EYC2013) pour l'année des citoyens, parole des association.
Cela m'a ramenée 5 mois en arrière, le 5 décembre 2013, le jour où avait lieu, à la mairie de Paris, à l'occasion de la clôture de l'année européenne des citoyens, la restitution des travaux réalisés dans ce cadre par l'Alliance France - EYCA - qui regroupait une quarantaine d'associations et fédérations d'associations.  

Au niveau européen, les grands réseaux et organisations de la société civile européens s'étaient rassemblés (Alliance EYC2013) afin de mettre en avant des propositions visant à placer la citoyenneté européenne au coeur de l’agenda politique. S’appuyant sur l’expérience et l’expertise de ses membres qui agissent au quotidien pour faire de la citoyenneté une dimension permanente et transversale , "l’Alliance EYC2013 avait comme leit motiv "de promouvoir des actions dont l’objectif sera d’avoir un impact sur la construction d’une Union européenne proche de ses citoyens, qui ne serait plus réduite aux simples préoccupations économiques et qui faciliterait et encouragerait les diverses expressions et la mobilisation de la citoyenneté active".

Une année de travail faite de réflexions, de rencontres, d'échanges et de partages de pratiques a mis en évidence le rôle essentiel des associations (et par là, des bénévoles qui sont environ100 millions en Europe) dans la progression de la citoyenneté et des droits fondamentaux  qui y sont attachés.

Le rapport de l'Alliance émet un grand nombre de préconisations, et parmi elles :
  • Le souhait d'une Europe fondée sur la solidarité et une égalité des chances
  • La participation accrue des citoyens aux prises de décisions
  • Un renforcement des droits civils (économiques, sociaux) et politiques des citoyens
  • Un droit à l'information
  • Un accès pour tous à la justice
  • une garantie des droits des demandeurs d'asile
  • un droit sans concession à la formation et l'éducation
  • une défense commune de l'environnement
  • etc.,
....autant de droits défendus et revendiqués par le truchement des organisations de la société civile, et tout particulièrement des associations.

Le rapport de l'Alliance à consulter :
 
Avec conviction, Catherine Burckel, du bureau du parlement européen, déclarait le 5 décembre 2013 à la mairie de Paris, que l'une des leçons tirées de l'année des citoyens, était que ceux-ci se sentaient loin des institutions européennes, et qu'un message en ce sens adressé au parlement européen avait été reçu et entendu.

Et rien ne peut mieux résumer l'intérêt des prochaines élections, que l'appel lancé par Jean-Claude Juncker, candidat probable à la  commission européenne, au cours du débat au Parlement européen retransmis sur ARTE le  15 mai dernier :
"les citoyens sont les lobbyistes de la démocratie européenne....il faut donc voter !"

                                                                         
                                                                                                     Louise FORESTIER

13 mai 2014

AlphaB d'Espace Bénévolat : re-looking au sein d'Espace Bénévolat

Programme AlphaB d'Espace Bénévolat ...

C'est l'appellation qui a remplacé "Cœurs à Lire" au sein de l'association Espace Bénévolat, pour désigner les services offerts et les actions menées en direction des associations adhérentes au programme et relatives à l'accompagnement à la scolarité et à l'apprentissage du français (FLE, ASL, alphabétisation et savoirs de base)

Programme AlphaB d'Espace Bénévolat... 
C'est aussi un nouveau site que je vous conseille de visiter. Il est convivial, complet et agréable à consulter. Il présente de manière claire toutes les informations nécessaires aux bénévoles concernés par les activités d'alphabétisation et d'apprentissage du français.

On y trouve 
  • Les services proposés (formations, guides pratiques, conseils, une lettre d'informations, des rencontres..)
  • Les actualités du réseau des associations
  • Un "coin ressources" (notions clefs, partenaires utiles, bibliographie, sitographie, ludographie, parcours vers l'emploi...)
 
Le Programme AlphaB d'Espace Bénévolat est coordonné et animé par Anne-Flore Lepeu et Virginie Borel, deux jeunes femmes passionnées par leur mission et dont le dynamisme promet un bel avenir à cette activité "re-lookée" !
 
Prochainement, lancement d'un guide d'accompagnement à la scolarité, outil  indispensable destiné aux bénévoles investis dans l'accompagnement à la scolarité des enfants et adolescents. Nous vous le présenterons très bientôt.
 

http://www.programmealphab.org/

21 avril 2014

Bénévoles, à vos ordinateurs !

Une enquête est en cours, menée par "Recherches et Solidarités" sur le profil des bénévoles aujourd'hui. Les questions  posées sont pertinentes et devraient traduire une évolution récente.

Cela ne prend que quelques minutes ! il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous !
Nous en donnerons les résultats dès que les résultats seront publiés.
 

http://enquetesv2.recherches-solidarites.org/detail/BOB7/