11 février 2014

A l'Ecole de la Philanthropie, il n'est jamais trop tôt pour bien faire !

Les petits philanthropes : une grande
idée .... 
Un sujet nous est cher, celui des jeunes bénévoles : être étudiant et bénévole, les compétences acquises et la valorisation d'un cursus universitaire et d'un CV, être volontaire du Service Civique, devenir citoyen solidaire, etc.Mais nous ignorions qu'une association, l'Ecole de la Philanthropie, intervenait auprès de jeunes enfants (du CM1 à la 5è) pour leur parler d'un sujet sérieux, la philanthropie, et leur proposer de construire et mener un projet concret, leur projet,  tout en intégrant cette action dans le programme scolaire et en permettant de développer des compétences et des connaissances en relation avec celui-ci. Cette association, découverte à l'occasion de la journée des bénévoles du 5 décembre dernier à la Mairie de Paris, je l'ai rencontrée , et ce que j'y ai découvert dépasse largement ce que j'imaginais.

......inspirée de nos amis anglo-saxons
L'Ecole de la Philanthropie est née en 2011. Elle s'inspire d'une méthode pédagogique anglo-saxonne, le "Service Learning" qui lie l'engagement pour la société et l'acquisition de compétences techniques, méthodologiques et sociales.
« Mais il a fallu l’adapter à la France pour répondre aux objectifs du programme pédagogique officiel basé sur le socle commun de connaissances et de compétences », explique Claire Buret, déléguée générale de l'association,  dans un article paru dans "Courant positif"
On sait ce que représente la philanthropie dans la culture commune et partagée au sein de la société civile des pays anglo-saxons, les USA notamment, alors qu'en France, on estime souvent que les activités d'intérêt général relèvent davantage des pouvoirs publics (Etat Providence)

Appuyée par les Fondations Edmond de Rothschild, l'association a lié un partenariat avec le rectorat de l'académie de Paris qui assure le relais avec les écoles relevant de sa compétence territoriale. Aujourd'hui, l'association est également implantée dans le département du Val d'Oise relevant de l'Académie de Versailles

Des chiffres prometteurs, une petite équipe
 
En 2011-2012 : 6 classes dans 4 écoles parisiennes
En 2012-2013 : 12 classes dans 7 écoles parisiennes
Cette année : 13 classes dans 7 écoles à Paris, 9 classes dans 6 écoles dans le Val d'Oise (dont une classe CLIS) - 598 enfants seront sensibilisés
En trois ans, 1081 enfants (dont 1002 dans le scolaire et 79 dans le "périscolaire") auront ainsi bénéficié du programme et auront acquis la certitude qu'ils "peuvent aider".

L'équipe opérationnelle est composée de Claire Buret, Déléguée générale de l'association et Eléonore Ward, chargée de projets, communication et évaluation, et de 6 bénévoles étudiants qui assurent le suivi "sur le terrain" et viennent en support des enseignants et animateurs (qui ont suivi une formation de deux heures en début d'année scolaire)

Il n'est jamais trop tôt pour bien faire
L'objectif est simple : faire découvrir à l'enfant sa capacité à s'émouvoir (à prendre conscience de son empathie) et construire ses propres valeurs, et de là, lui montrer qu'il a le pouvoir d'aider et peut-être se motiver plus durablement pour une cause qui lui tient à cœur. La philanthropie est à la portée de chacun. Partie d'une émotion, elle se structure, s'organise, et peut conduire aux plus grandes actions qui soient en matière d'engagement. Le monde, fort heureusement, a connu et connaît de grands philanthropes.

La tranche d'âge choisie n'est peut-être pas anodine, c'est la "période de latence" (l' âge de raison, disait-on autrefois), au cours de laquelle l'enfant renforce ses liens sociaux, découvre son environnement, acquiert de nouveaux centres d'intérêt et surtout développe une pensée opératoire qui lui permet d' appréhender la réalité et de réaliser des actions concrètes.

Une approche pédagogique, en lien direct avec l'école
Le programme se poursuit pendant une année scolaire, auprès des écoles et des classes qui en font la demande. L'action peut aussi être menée par des intervenants de structures périscolaires. Des ressources pédagogiques en ligne, extrêmement claires et concrètes sont mises à la disposition des enseignants et/ou des animateurs.

Un soutien permanent et un suivi dans les écoles sont assurés par des étudiants bénévoles (des "coach") missionnés par l'association

 Le programme est bâti sur 6 étapes réparties sur l'année scolaire. Elles sont émaillées de rencontres avec des associations, des bénévoles, des personnalités "philanthropes", etc.
Chacune est l'occasion de mettre en pratique des compétences acquises (écriture, calcul, histoire, géographie, musique, arts plastiques, B2i..) mais aussi d'en acquérir de nouvelles (expression orale, prise d'initiative, esprit critique, argumentation, travail en équipe, organisation...)

L'étape 1
consiste à faire découvrir ce qu'est la philanthropie au moyen d'une approche par le français et l'actualité (recherches dans le dictionnaire, rédaction de synthèses, mots synonymes, journal à lire et analyser... ), la science (l'origine et les manifestations physiologiques de l'empathie à partir de sensations de froid, de faim, etc., provoquées par des images), la musique (les messages de chansons engagées), l'histoire (découverte de philanthropes célèbres), l'art (artistes engagés, dessiner ce qui choque, réaliser une affiche...) les photos (faire des photos ou chercher des images...) la géographie (situer les différentes problématiques du monde, repérer où interviennent les grandes ONG, les présenter..).

A partir de cette approche, les grandes causes sont identifiées(pauvreté, exclusion, droits de l'homme, santé, éducation, environnement, art et culture)
Cette phase se termine par un quizz destiné à confirmer que les enfants ont bien compris de quoi il s'agit.
L'étape 2 est une phase de recherche, de réflexion personnelle (quel petit philanthrope es-tu ? ce qui te choque ?pour quelle organisation pourrais-tu être philanthrope, et comment ? ) puis de mutualisation en groupe, à l'issue de laquelle se dessine un choix fédérant la classe autour d'une cause à défendre et d'une structure philanthropique à soutenir.
L'étape 3 est l'étape d'élaboration concrète du projet, au cours de laquelle est programmée une rencontre avec l'association choisie, qui a accepté. Elle présente ce qu'elle fait, de quoi elle a besoin. C'est un moment fort d'échanges avec les enfants. Puis le projet est élaboré à l'aide des supports contenus dans les fiches pédagogiques
L'étape 4 est la réalisation de l'action proprement dite auprès de l'association choisie.

L' étape 5 est la Journée de la Philanthropie (juin), organisée depuis deux ans dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, au cours de laquelle les enfants exposent les actions qu'ils ont menées. Sont également invités les enseignants, les associations, les familles, les partenaires, les bénéficiaires disponibles..... et les enfants qui ont rejoint le "club des petits philanthropes".
Une carte d'adhérent au "club des petits philanthropes" est remise aux enfants qui le souhaitent. Un petit bracelet symbolise le lien qui relie l'enfant à la philanthropie !
L'étape 6 (....sans limite de temps !) est l'appartenance au club, ce qui signifie  : rester en contact avec les autres philanthropes, échanger sur ses engagements, des causes et des partenaires qui semblent importants, se tenir au courant de l'actualité du secteur de la philanthropie, découvrir les projets des classes des années suivantes, être invité à la Journée de la philanthropie, qui célèbre chaque année l'engagement de jeunes dans la démarche philanthropique, et enfin avoir la possibilité de devenir coach (à sa majorité)."

Outre les enfants qui le désirent, le club regroupe aussi les membres fondateurs de l'association, des enseignants, des associations, des philanthropes, des partenaires, etc..

Des choix d'actions mûrement réfléchis
Quelques exemples d'actions réalisées, de même que les associations choisies, montrent combien les enfants se sentent motivés pour des causes pour lesquelles les adultes, eux aussi, se mobilisent. Il n'est donc jamais trop tôt pour s'engager !
- Organisation d'une tombola à partir d'objets récoltés par les élèves, et d'une vente de gâteaux (participation à l'opération "pièces jaunes" de la Fondation des Hôpitaux de Paris)
- Décoration de pots de fleurs à offrir à des personnes âgées lors d'un goûter organisé pour elles (Passerelle 17)
- Organisation d'une course de relais pour récolter de l'argent afin de contribuer à la formation d'un chien guide pour aveugle (Chiens et Guides de Paris)
- Fabrication de matériel (jouets et laisses) pour animaux (SPA)
- Collecte de produits d'hygiène et de nourriture pour des personnes en grande précarité (La Maison dans la rue)
- Organisation d'un goûter-spectacle pour des personnes âgées (Les petits frères des pauvres)
- Vente de tickets d'entrée à un spectacle organisé par les enfants pour contribuer au financement d'une journée d'information sur la sclérose en plaques (Fondation pour l'aide à la recherche sur la sclérose en plaques - ARSEP)
- Vente aux enchères de fresques réalisées par les enfants, pendant l'entracte de leur spectacle, afin de récolter des fonds pour la lutte contre la malnutrition au Bangladesh (Action contre la faim)
- Vente de gâteaux pour récolter des fonds (Les restos du cœur), ou permettre à une enfant de réaliser son rêve : passer une journée avec Rafaël Nadal, son tennisman préféré (Make a Wish)

....et bien d'autres encore...autant d'occasions pour les enfants de rencontrer des personnes en détresse, des philanthropes, et de concrétiser l'aide qu'ils peuvent apporter en étant eux aussi philanthropes !

Les enfants ne sont pas les seuls bénéficiaires !
Les enfants comprennent l'utilité des compétences apprises à l'école : savoir écrire et calculer, faire une affiche, repérer dans le temps et dans l'espace, et peuvent ainsi les mettre en pratique dans l'élaboration de leur projet.
Certains se révèlent "là où on ne les attendait pas" (leadership, organisateur, communicant, créatif...). Ils ont l'occasion ainsi de donner une autre dimension à ce qu'ils apprennent en y introduisant une notion d'engagement.
Pour les enseignants, "c'est très souvent l'occasion de voir les enfants autrement, de découvrir un aspect qu'ils ignoraient" (Claire Buret). C'est aussi une façon de fédérer une classe autour d'un projet et d'amener les élèves à aborder différemment leurs relations avec leurs camarades et l'école.
Les associations y voient souvent  un autre aspect de leur action en constatant que ce sont de jeunes enfants qui ont eu l'idée de les contacter et de venir vers elles.

Des témoignages
"Si on connaît déjà plein de choses sur la philanthropie quand on est petit, on pourra apprendre à plein de gens quand on sera adulte, et ainsi de suite.." (Makoura, Paris)
"La philanthropie......c'est très important car si personne ne fait rien, les choses ne changeront jamais" (Adrien, Paris)
"A leur âge, je ne pensais pas qu'ils pouvaient faire un projet pareil" (un parent d'élève)
" Ce n'est pas tous les jours que des enfants de 9 ans se préoccupent d'aider les personnes en situation d'exclusion" (responsable de l'association Les Bancs Publics)
"J'ai apprécié ce lien possible entre un travail de classe et l'extérieur. Cette expérience leur donne aussi un rôle dans la société : ils sont acteurs ! " (une enseignante)

Merci à Claire Buret et Eléonore Ward pour le temps qu'elles ont consacré à me faire entrer dans les monde des "petits philanthropes".

Un coup de cœur pour cette association ! C'est un pari pour l'avenir !

Je ne peux que vous inviter à visiter le site de l'association . Il est convivial, agréable et didactique..
Je conseille également une visite du site du Centre suisse de Service Learning  qui propose lui aussi d'"apprendre en s'engageant"

29 janvier 2014

Elodie, une graine de bénévole !

Le mois dernier, le prix "jeune § bénévole" a été attribué à quatre lauréats pour leur engagement dans l'action solidaire, leur motivation et le message qu'ils transmettent aux jeunes.

Elodie est l'une d'entre eux. Elle est la benjamine puisqu'elle n'a que 15 ans. Elle  sillonne tous les mardis soirs les rues de Lorient avec d'autres bénévoles, afin d'apporter nourriture, couvertures et réconfort aux sans-abri. Elle est membre des Compagnons de la Nuit, association de son lycée engagée dans l'action solidaire. A propos des sans-abri, Elodie nous confie qu'il s'agit aussi pour elle de leur montrer que "malgré leur histoire et leur situation, il y a non seulement des adultes qui pensent à eux, mais aussi des jeunes"

Elle a reçu les honneurs de TF1 le 21 janvier dernier, puisqu' elle était l'invitée du JT de 20 heures afin de témoigner de son engagement. Malheureusement la vidéo n'est plus visible, mais je vous soumets quelques "confidences" recueillies auprès d'Elodie :

Comment cette idée lui est-elle venue ?
Tout simplement parce que "j'ai toujours appris à aider les gens qui en avaient besoin". L'idée de s'engager lui trottait dans la tête, alors Elodie a frappé  à la porte de plusieurs associations...qui ont refusé sa bonne volonté en raison de son jeune âge !! (les adultes ne comprennent rien aux enfants, dirait sûrement le Petit Prince)

C'est une association de son lycée, "les Compagnons de la Nuit", qui l'a accueillie et avec laquelle elle sillonne les rues de Lorient qui n'ont plus de secret pour elle.

Pas besoin de compétences particulières pour être bénévole :
"Il faut être de bonne humeur et avoir le sourire". "On apporte café, soupe, couvertures, et en plus, du réconfort, de l'écoute, de la considération"  


Elodie a de l'énergie à revendre, la conviction que les petits ruisseaux font les grands fleuves, et qu'il n'est pas difficile d'apporter un peu d'aide à ceux que la vie a moins favorisés...et que "même un enfant peut le faire" ! (il suffit d'avoir une autorisation parentale pour s'engager dans une association).

Il n'est jamais trop tôt pour bien faire....nous en reparlerons très longuement en allant ouvrir les portes de l'Ecole de la Philanthropie et voir ce qui se cache derrière !

12 décembre 2013

Prix Jeune et Bénévole : une excellente cuvée 2013 !

Le 5 décembre dernier, dans le cadre de la journée mondiale du bénévolat et pour la troisième année consécutive, le prix "Jeune et Bénévole" a été remis au cours de la soirée des bénévoles organisée par la mairie de Paris dans les salons de l'hôtel de ville.
Les prix ont été remis par  Gisèle Stievenard, adjointe au maire de paris, et Isabelle Persoz, fondatrice de l'association Espace Bénévolat, à l'origine du prix.

Rappelons que ce prix est destiné à récompenser les meilleurs témoignages de jeunes bénévoles de 15 à 25 ans, d'une part pour l'originalité de leur mission, leur motivation, d'autre part pour la force du message délivré en direction d'autres jeunes pour les convaincre de s'engager.

Les témoignages ont été déposés sur le site "Jeune et Bénévole". Dix lauréats ont été retenus à partir d'un vote des internautes (13.000 votants) et un jury (composé de représentants d' Aquarelle, CIDJ, Etudes et Chantiers, GDF Suez, jeveuxaider.com, Jeunesse et reconstruction, OneHeartChannel, Mairie de Paris, OFAJ, Phosphore, RockCorps et UCPA) a sélectionné les quatre témoignages les plus marquants et désigné les bénéficiaires.

Les quatre gagnants sont :


Manitra Rakotoarison, 24 ans,  est engagée au Secours Catholique de Dijon où elle travaille auprès des demandeurs d'asile. Son histoire est exemplaire. Elle-même, arrivée en France en 2010, seule et sans ressources, a trouvé refuge en 2011 auprès du Secours Catholique.
"J'ai pu partager avec eux (les demandeurs d'asile), l'espoir que j'ai retrouvé grâce au Secours Catholique"......"J'ai appris à poser sur les autres, le regard de compassion que j'ai souhaité avoir lorsque j'étais moi-même en détresse". Aujourd'hui, Manitra poursuit son action en tant que volontaire en service civique auprès de la délégation Bourgogne du Secours Catholique.

Pour son témoignage, Manitra gagne un séjour solidaire offert par Etudes et Chantiers



Jean-François Minet, 21 ans, est ambassadeur de l'UNICEF et bénévole dans une association humanitaire étudiante dont il est le président, "ISEP Transsaharienne", qui organise en France des collectes de fournitures scolaires destinées au Maroc. "C'est en me rendant aux côtés des personnes les plus démunies que l'aide apportée a été la plus précieuse et l'échange de nos cultures le plus intense"

Pour son témoignage, Jean-François partira sur un chantier en Europe, grâce à Jeunesse et Reconstruction et GDF Suez

Elodie Pinault, 15 ans, la benjamine, sillonne deux soirs par mois, les rues de Lorient avec d'autres bénévoles, afin d'apporter nourriture, couvertures et réconfort aux sans-abri. Elle est membre des Compagnons de la Nuit, association de
son lycée engagée dans l'action solidaire. A propos des sans-abri, Elodie nous confie qu'il s'agit aussi pour elle de leur montrer que "malgré leur histoire et leur situation, il y a non seulement des adultes qui pensent à eux, mais aussi des jeunes"
Pour son témoignage, Elodie partira faire un séjour en France, offert par l'UCPA

Aurélie Journée, 22 ans, s'est engagée comme bénévole aux Papillons Blancs de Paris où elle s'est occupée d'enfants handicapés mentaux. "cela constituait surtout des moments de partage", dit-elle, mais quand elle a dû arrêter pour poursuivre ses études "ces moments m'ont beaucoup manqué". Aujourd'hui, elle a repris une mission d'accompagnatrice  à l'association, et même si elle ne peut échanger de mots avec l'enfant qu'elle accompagne "on se sourit et on rigole ensemble, et cela vaut tous les mots du monde"

Pour son témoignage, Aurélie gagne un séjour en Allemagne pour participer à un chantier, offert par l'OFAJ

Pour en savoir plus sur les témoignages des lauréats, se reporter au site du prix Jeune et Bénévole  

(crédits photos Driss HOMET)

Tous nos vœux de réussite à ces jeunes ambassadeurs du bénévolat,qu'ils entraînent derrière eux de nombreux jeunes soucieux de solidarité et concernés par l'esprit citoyen.

Noté au passage : à l'occasion de cette soirée, des jeunes bénévoles (jeunes philanthropes) de l'association "l'Ecole de la Philanthropie" ont présenté leur activité, et ont été particulièrement applaudis par le public . Il s'agit d'une "association avant-gardiste en France, qui a pour vocation d'éveiller les jeunes générations du CM1 à la 5è, à un engagement citoyen réfléchi", pour reprendre sa propre présentation.
L'école est en effet, nous le pensons "très fort", le lieu privilégié pour attirer les jeunes, et donc les adultes de demain, vers l'action citoyenne et l'engagement bénévole (voir notre article paru le 2 avril 2012 "Le bénévolat dans les programmes d'éducation civique de l'Education Nationale ?")

Nous consacrerons ultérieurement une page aux "petits philanthropes", une initiative originale et prometteuse.
 

29 novembre 2013

Ecrivains publics à l'honneur...une initiative de l'association Solidarité Roquette

 
 En complément de l'article que nous avons publié le 25 septembre 2012, intitulé "Ecrire pour les autres, ou la solitude de l'écrivain public", nous avons décidé de réaliser un "mini reportage" et vous le faire partager en faisant un retour en arrière sur l'exposition organisée par l'Association Solidarité Roquette et présentée dans les locaux du Centre Social et Culturel géré par l'Association puis à la mairie du XIè arrondissement de Paris.                                                           

L'idée de réaliser cette exposition répondait à une "envie de montrer que l'écrivain public agit au quotidien au titre d'une solidarité citoyenne", selon les propres termes de Marie-Line Benoist-Hervé, la directrice du centre. C'est Pascale Hillion, écrivain public, qui a été la cheville ouvrière de cette exposition.

Largement agrémentée de photos, elle a pour objectif de faire connaître le quotidien de ces bénévoles, par leurs témoignages, d'expliquer ce qu'ils font, de donner un aperçu aussi éclectique que possible de leurs activités et de montrer également, en respectant l'anonymat, la diversité des situations rencontrées,  les lettres les plus marquantes et les plus significatives (les plus extravagantes aussi !) qu'il leur est arrivé d'écrire !

L'exposition est composée d'environ 25 panneaux expliquant l'origine du projet et l'activité des écrivains publics, de magnifiques photos d'écrivains publics et de "mains accueillantes" ainsi que de panneaux sur lesquels sont collées des enveloppes contenant des lettres consultables par les visiteurs.

Cette exposition est "itinérante" et peut tout à fait être utilisée par d'autres associations et centres sociaux. Elle a déjà été utilisée par la mairie du XIè arrondissement de Paris.

Pour tous renseignements sur les conditions, contactez l'association à l'adresse suivante : solidariteroquette@sfr.fr ou rendez vous sur le site de l'association
 
...ou encore, laissez un commentaire sur ce blog.





Un panneau des "lettres consultables"






Loin du pays et des siens !
Une famille séparée, faute de logement

Violence conjugale



Un drame familial
 
                    

06 novembre 2013

Economie sociale et solidaire...des indicateurs spécifiques de performance ?

Je vous conseille vivement de lire le très bon article de  Thierry Jeantet (concis et bien écrit, ce qui est appréciable !) intitulé "des indicateurs humains de la richesse" et publié sur le site de "Place Publique" (septembre 2013), à propos de la mesure de performance des entreprises de l'économie sociale et solidaire

Compte tenu de son objet, et des objectifs poursuivis, les résultats de ce secteur de l'économie (qui représente plus de 10% du PIB mondial) ne peuvent être exclusivement mesurés à l'aide des indicateurs traditionnels qui concourent aujourd'hui à la mesure du PIB et participent au "verdict" des agences de notation !

Des chercheurs, philosophes, économistes, inspirés par les idées de l'économiste américain Joseph Stiglitz ("les activités socialement utiles se trouvent dévalorisées par nos systèmes comptables") tentent de proposer des indicateurs qui seraient communément admis et traduiraient un succès et une amélioration du bien-être humain.

L'OCDE, dans la droite ligne du rapport Stiglitz, a lancé l'idée d'un indice "vivre mieux" construit sur 11 critères unanimement admis comme mesures du progrès.

Mais quel avenir pour ces "indicateurs de bien-être" s'il n'existe pas de volonté politique des dirigeants d'y faire référence à côté (ou en complément) des indicateurs purement économiques et financiers ?


L'article s'inspire d'un livre "Sociétale Démocratie-un nouvel horizon"  publié aux éditions "Lignes de Repères"

Pour lire l'article

22 octobre 2013

Un statut du bénévole.....c'est pour bientôt ?

On en parle, on en parle...mais cette fois, le gouvernement semble prêt à travailler sérieusement sur ce sujet en 2014 !

En avant-première, voici une question écrite posée par la députée socialiste de Saône et Loire, Edith Guegneau, et la réponse apportée par la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative, publiée au Journal Officiel le 15 octobre 2013.

Au moins 14 millions de bénévoles pourraient bénéficier d'une telle reconnaissance !

Je vous laisse les découvrir

Affaire à suivre.....

02 octobre 2013

Le prix Jeune et Bénévole....Dépêchez-vous de participer !

Dernières nouvelles ; le dépôt des candidatures est repoussé au 24 octobre prochain !

Pour la troisième année consécutive, Espace Bénévolat organise un prix récompensant les meilleurs témoignages de jeunes à propos de leur expérience vécue dans une association en tant que bénévole ou volontaire. Après examen par un jury, des séjours en France et à l'étranger récompenseront les témoignages jugés les plus pertinents et convaincants.

Ce prix s'adresse à des jeunes de 15 à 25 ans qui ont vécu (ou vivent actuellement) une expérience de bénévolat au sein d'une association. Cette expérience les a marqués et ils souhaitent la faire connaître, la partager afin de convaincre d'autres jeunes de se lancer dans une action citoyenne.

Le dépôt des candidatures est ouvert jusqu'au15 octobre...alors il est grand temps  de participer en prenant connaissance des conditions du concours
 http://www.prixjeunebenevole.org/ ....Mais il n'est pas trop tard !!

Regardez aussi le témoignage de Marion et  Ophélie, les deux lauréates du concours 2012 qui ont gagné, l'une un séjour dans une association canadienne, l'autre un séjour dans un "village écologique" en Islande.
 
vidéo  


Cette vidéo a été réalisée par Driss, un jeune en service civique à Espace bénévolat