10 janvier 2013

"Comme les autres"...une association pas comme les autres !


"Comme les autres" est une association créée en 2011 par Michaël Jeremiasz, sa femme Carolyn et son frère Jonathan. 

La vie de Michaël a brusquement changé d'orientation en 2000, le jour où un accident l'a rendu paraplégique. Depuis, il a pu reconstruire sa vie grâce à et à partir de son sport favori, le tennis en fauteuil, qui l'a conduit jusqu'aux plus hautes sphères de la compétition sportive puisqu'il a été trois fois médaillé aux jeux paralympiques (bronze et argent à Athènes en 2004, or en 2008 à Pékin) et numéro 1 mondial en 2005.
 


Aujourd'hui, il a reconstruit une vie professionnelle, sociale et personnelle épanouie. C'est cette expérience et cette réussite, assez exceptionnelles, qu'il a eu envie de partager et de promouvoir en créant cette association aux objectifs et aux valeurs sans compromis. Il ne s'agit pas, en effet, d'assister purement et simplement des personnes handicapées, mais de les accompagner dans un projet personnel de reconstruction.

Accompagner et agir pour que changent le regard de l'autre et la relation entre "le monde du handicap" et "le monde valide"
-"soutenir et accompagner les personnes handicapées à la suite d'un accident de la vie dans leur parcours de reconstruction physique, psychologique et sociale,
-"contribuer par nos actions aux nécessaires changements de regards et de relations entre le "monde du handicap" et le "monde valide""
..tels sont les deux objectifs que s'est fixés et que poursuit l'association

Un coaching individualisé autour du sport et de l’emploi
L'association travaille en étroite relation avec des centres de rééducation ou de réadaptation et intervient comme une sorte de relais vers le chemin d'une nouvelle vie, en prolongeant de manière concrète le travail des professionnels. Elle ne s'adresse qu'à des personnes récemment accidentées.

Le séjour-aventure : des activités pour tous, « comme les autres »
Le parcours de coaching commence par un "séjour aventure" qui ressemble davantage à un séjour entre copains dont certains sont en fauteuil, les autres sur leurs jambes, qui aident les premiers uniquement à leur demande, sans posture d’assistanat.
Huit séjours d’une semaine entièrement gratuits ont été organisés depuis la création de l’association en 2011, auxquels ont participé à chaque fois 6 participants handicapés, 6 participants valides, un référent handicap.


N'allez pas imaginer qu’il s’agisse de séjours de farniente agrémentés de siestes au soleil, lecture, jeux de société, bains et rééducation, balades en fauteuils poussés par les bénévoles…Loin de là !
Il s’agit de séjours à « sensations fortes » pour tous, valides ou non, destinés à agir comme des « piqûres d’adrénaline » pour vaincre la peur, oser faire, retrouver des sensations, se dépasser !
La Plagne, Tignes, Côte d’Azur, Serre-Chevalier, Chamonix….autant de lieux propices à la pratique de sports à sensations fortes et organisés pour cela.
Le « menu » des activités proposées est impressionnant : ski alpin, bobsleigh, moto-neige, rando-buggy, voilier, scooter des mers, conduite sur glace, chiens de traineau, tennis, biathlon, luge sur rail, parapente, équitation, rafting !


En voiture sur glace pour des émotions fortes !

Ces séjours sont l’occasion de renouer avec son corps, partager des émotions avec des « valides », oser faire ce qui paraissait impensable, rencontrer de nouveaux espaces, de nouveaux rêves….
Les participants valides compensent ponctuellement les difficultés liées au manque d'accessibilité, cela permet de faire émerger des relations plus égalitaires et de créer une véritable convivialité qui sont des facteurs-clé de la réussite du séjour-aventure.

Le coaching individualisé
Le séjour-aventure n'est que le point de départ d'un coaching qui se poursuit par la suite vers un objectif d'emploi et de réinsertion sociale. Nous ne le présentons pas ici car nous avons choisi avant tout de vous faire partager le concept original du séjour-aventure.
 
De retour d'un séjour aventure, David, 26 ans, nous raconte
(David a décidé de consacrer une semaine pour participer à un séjour-aventure à Serre-Chevalier. C'est sa première expérience de bénévole)
Pourquoi as-tu choisi ce type de bénévolat ?
je connaissais Michaël, et un ami qui s'occupe de cette association m'a convaincu et m'a donné envie de le faire.
Quelle était ta mission ?
On est dans un milieu "hostile" , confronté à un terrain difficile (la neige) et il fallait les aider simplement dans les "transferts" (voiture/fauteuil), partager avec eux tous les moments de la journée. On donnait simplement "un coup de main à un pote". On est là aussi pour les rassurer pour affronter le monde des valides (par exemple pour entrer dans un bar bondé où des personnes handicapées n'iraient pas d'elles-mêmes)
Quels étaient les relations au sein du groupe ?
C'était un groupe de copains en vacances, tout simplement. Des liens se sont créés et renforcés jour après jour. On a commencé à tisser des liens très forts d'amitié, mais le séjour est trop court ! Ce sont des jours de grande intensité tant du point de vue des activités que des moments plus calmes passés ensemble et je pense qu'une sorte d'électrochoc s'est produit chez tous les participants, valides ou non. Espace d'échanges et de partage d'émotions, on est sur un pied d'égalité.

Un groupe de copains en vacances

Ton regard sur le handicap ?
Je connaissais déjà Mic et j'avais passé des vacances avec lui, mais je ne savais pas que c'était aussi dur ! mais on s'y habitue très vite. Au début tu ne vois que ça (le handicap) et après tu l'oublies complètement. Il se rappelle à toi de temps en temps. C'est tout.
Cite un évènement ou un fait qui t'a frappé .
A la piscine de l'hôtel, une participante a dû vaincre sa peur pour se remettre à l'eau. Elle ne savait pas comment son corps réagirait. Elle pleurait de peur et d'émotion. Nous étions là pour la rassurer et cela a été une victoire aussi bien pour elle, pour les bénévoles, pour le groupe tout entier.
Quelle leçon en tires-tu ?
L'accident, ça peut arriver à chacun, n'importe quand. Ils n'ont rien demandé. Ce ne sont pas des casse-cou. Il faut les convaincre que la vie est là, qu'ils n'ont aucune raison de s'exclure, qu'il faut continuer à avancer, qu'il y a un grand nombre de choses qu'il peuvent faire "comme les autres" , qu'ils peuvent par exemple toujours aller dans un bistrot ou dans un restaurant avec une bande de copains, rire, discuter...et même danser !
Est-ce que tu renouvellerais cette expérience :
Oui, carrément ! C'est une expérience inoubliable et je conseille vivement cette mise en relation "monde du handicap/monde des valides" pour que les mentalités évoluent.

"Comme les autres" n'est vraiment pas une association comme les autres ! mais comme toutes les autres, elle a besoin de ressources !
L'équipe dirigeante s'active à trouver des fonds, mais aussi des entreprises partenaires qui puissent intervenir dans le financement de séjours, de matériels (véhicules adaptés..) et dans la phase du coaching individualisé.



Parmi les partenaires: Crédit Agricole, Mairie de Paris, Centre National du Développement par le Sport, Fondation groupe PSA Peugeot Citroën, Fondation groupe Chéquier Restaurant, Fondation René Lacoste, UCPA, Alegro Consult, Evolution2, JJ Conseil, Market Securities, ONG Conseil France

Faites-le savoir autour de vous, cette jeune association dynamique et porteuse d'espoir, créée et animée par des jeunes, a besoin de se faire connaître ! Reportez-vous à sa page Facebook sur laquelle vous pourrez visionner quelques reportages des séjours-aventure et écouter des témoignages émouvants, pleins d'espoir et de vie !



http://www.facebook.com/CommelesAutres?ref=ts&fref=ts

                                                                    (crédits photos David Beaudonnet)

 

31 décembre 2012

2013 : Année européenne des citoyens

 
L'année 2013 sera l'année des citoyens. Ainsi en a décidé le parlement européen, sur proposition de la Commission.
Autant dire que l'on parlera encore du bénévolat qui est devenu aujourd'hui une composante de la citoyenneté, une manifestation de l'esprit citoyen.
 
Gageons que l'année 2013 nous fera découvrir de nouvelles perspectives et assister à des débats passionnants....

Le programme et les objectifs de cette année


Ou encore, le Manifeste de l'Alliance de l'Année Européenne des Citoyens (EYCA, European Year of Citizen 2013 Alliance)

Nous profitons de cette page pour vous souhaiter une belle année 2013 et faire le voeu qu'elle ouvre au bénévolat de nouveaux défis, de nouvelles perspectives d'actions dans une société où l'individualisme prend peu à peu le pas sur la solidarité et l'esprit citoyen !

17 décembre 2012

Rota Jovem, une association de jeunes, pour les jeunes, à Cascais-Portugal


A l’occasion du Symposium organisé par le  Centre Européen du Volontariat qui s’est tenu du  18 au 20 octobre dernier à Cascais au Portugal ("Vivre ensemble : le bénévolat dans une société sans discrimination d'âge"), la représentante d’Espace Bénévolat a eu l’occasion de rencontrer l’équipe dynamique de l’association Rota Jovem en plein centre de la ville de Cascais.

Laissons la parole à  Aurélia
 

Rota Jovem (littéralement "Route jeunesse" ou "Destination jeunesse") est une association de jeunesse qui oeuvre pour motiver les jeunes à une participation active dans la société, éveiller leur conscience citoyenne, les motiver à l’action solidaire, les responsabiliser et les aider à développer leurs idées  et monter des projets dans différents domaines, sociaux, culturels, environnementaux, etc… Elle fait partie de la Fédération Nationale des Associations de Jeunesse.

Un lieu convivial
Ce qui frappe au premier abord quand on rentre dans ce petit bâtiment (ancien centre de traitement des eaux réhabilité) c’est sa magnifique terrasse avec des tables et des chaises sous les arbres ainsi qu’un babyfoot. Le rez-de-chaussée du bâtiment offre tout ce qu’il faut pour organiser des soirées, enregistrer des émissions de radio, regarder des films…
L’équipe administrative est au sous-sol, au calme.
 
Des activités d’échanges et d’élaboration de projets
Le lieu est particulièrement adapté pour remplir la mission principale de l’association : proposer aux jeunes de se rencontrer, de participer à des activités culturelles , des ateliers artistiques, et surtout à terme de monter leurs propres projets qui seront proposés aux autres jeunes.
L’équipe salariée est alors là pour les accompagner dans leur projet et trouver les financements.
Quelques exemples d’activités proposées : Opération de nettoyage des lieux publics, randonnées, activités sportives, concours photo, conversations en anglais avec un volontaire européen …

 Mais l’action de l’association a aussi une dimension internationale :

Elle aide les jeunes qui souhaitent réaliser un Service Volontaire Européen, participer à un chantier international ou monter le dossier qui leur tient à coeur.
Rota Jovem organise chaque année plusieurs chantiers internationaux, en partenariat avec des associations locales, et fait alors appel à une centaine de jeunes venus d'autres pays. Leur dernier chantier à permis la rénovation d’une école et la création d’œuvres originales pour la décorer.
L’association organise aussi de nombreux échanges internationaux avec un grand nombre de pays en Europe ou hors d'Europe grâce à un vaste réseau de partenaires qui pousuivent les mêmes objectifs. De nombreux jeunes peuvent ainsi découvrir un autre pays lors de séjours de 2 à 3 semaines et participer à des chantiers. Quatre jeunes volontaires européens sont reçus chaque année au sein même de l'association.
L’association fête cette année ses 20 ans, et entend bien renforcer ses actions d’autant qu’elle bénéficie d’un franc soutien de la municipalité, tant financier que moral.
 
Mais un déficit de mixité sociale
La discussion avec les responsables de l’association a pu mettre en lumière la fracture sociale qui existe dans la ville balnéaire de Cascais entre le centre ville, plutôt aisé, et certains quartiers plus pauvres, appelés quartiers « sociaux ».

Cette fracture perdure dans l’association puisque les jeunes de ces quartiers défavorisés sont très peu nombreux à rejoindre l’association et à profiter des opportunités offertes. L’association a tenté quelques actions pour se faire connaitre dans ces quartiers mais avec peu de succès. Lors de notre rencontre, les responsables m’ont avoué n’être eux même pas très à l’aise avec ces populations et ne pas se sentir formés pour avoir une action auprès de ces publics.

 

                                                                                              Rédigé par Aurélia Picard

06 décembre 2012

La remise des prix Jeune § Bénévole, les jeunes à l'honneur à la mairie de Paris

Un merci aux 400.000 bénévoles de Paris
Le 3 décembre dernier, à l'occasion de la troisième édition de la soirée des bénévoles de Paris, a eu lieu, sur fond de batucada, la remise du prix "jeune et bénévole" à la Mairie de Paris, en présence des adjoints au maire de Paris, Gisèle Stievenard, chargée de la politique de la ville et de l'engagement solidaire et Hamou Bouakkaz chargé de la démocratie locale et de la vie associative.

Gisèle Stievenard et Hamou Bouakkaz
 pendant l'allocution de bienvenue
Gisèle Stievenard a salué l'engagement des 400.000 (et plus) bénévoles qui interviennent à Paris, en les remerciant de "rendre Paris plus solidaire et chaleureux"
Elle a ensuite donné la parole à Jennifer, jeune volontaire du service civique qui a salué cette institution destinée à "former un meilleur citoyen", puis à Shéhérazade, jeune bénévole qui a rendu hommage au bénévolat, "école de démocratie empreinte d'innovation citoyenne"

Le prix "jeune et bénévole", des témoignages pour "donner envie" de s'engager
Le prix Jeune et Bénévole, organisé par espace Bénévolat, quant à lui, fêtait sa deuxième édition. Il récompense les témoignages de jeunes bénévoles de 16 à 25 ans à destination d'autres jeunes afin de les convaincre de s'engager dans une action bénévole.
Les témoignages ont été déposés sur le site "Jeune § Bénévole" et ont fait l'objet de votes de la part des internautes. Les dix meilleurs témoignages ont été départagés par un jury (composé de représentants de l' Afev (Association de la Fondation Etudiante pour la Ville), Les Amitiés Acadiennes, Cidj (Centre d’Information et de Documentation pour la Jeunesse), Cpu (Conférence des Présidents d’Université), lachaineducoeur.fr, GDF Suez, Jeveuxaider.com, Mairie de Paris, OFAJ, Phosphore, RockCorps, UCPA) qui a sélectionné parmi eux les quatre témoignages  les plus marquants. 

C'est Isabelle Persoz, Présidente d'Espace Bénévolat, qui a remis les prix aux quatre lauréats:


Isabelle Persoz (en arrière plan),
avec les 4 lauréats et les sponsors

- Marion (23 ans), pour son engagement au sein de Junior Solidarité, en rendant visite à des enfants hospitalisés atteints de cancer et en leur faisant découvrir les possibilités d'internet.
"Le bénévolat est une promesse, celle toujours tenue, de rencontres inoubliables, de souvenirs inoxydables, et de moments de partage riches d’une modestie, d’une simplicité et d’une générosité qui les rendent uniques. »
"Chaque moment passé avec eux, chaque sourire, regard, merci ou simple « tu restes encore un peu ? » sont autant de cadeaux en retour qui ont donné tout leur sens et ont rendu précieuses ces quelques heures passées chaque semaine auprès d’eux."

Marion gagne un séjour d' immersion dans une association en Acadie (Canada) offert par les Amitiés France-Acadie

- Ophélie (22 ans) pour son engagement dans l'association GENEPI où elle a enseigné l'anglais à des prisonniers, après d'être engagée pendant deux ans auprès d'un enfant autiste.
« Le bénévolat : si pour certains, cela rime avec voyage sous la forme du volunteering, il n’est pas nécessaire de voir si loin. Souvent, ceux dont le besoin d’aide est grand se trouve sous nos fenêtres".
"Même si parfois, on doute de la portée que représente notre implication, chaque action est utile, quelle qu’en soit l’échelle. Dès que l’on croit à ce que l’on fait, cet effort est toujours récompensé. "
"Le bénévolat permet d’appréhender notre société , c’est lorsque qu'on offre sans nécessité de retour que l’on obtient le plus."

Ophélie gagne un séjour dans un chantier international en Europe, offert par Jeunesse et Reconstruction et GDF Suez

- Sabine (23 ans), pour son engagement dans l'Association des Paralysés de France, et le témoignage plein d'humour qu'elle a réalisé en accompagnement d'une video où le rire et la joie de vivre invitent au bénévolat !
 " Pour votre longévité et celle des autres, il est conseillé d'effectuer du bénévolat aussi souvent que vous le pouvez. »
" Il est déconseillé de faire du bénévolat si vous êtes un androïde ou un robot: sont suscités en effet les sentiments d'empathie et d'altruisme"

Sabine gagne un séjour dans un chantier, en Allemagne, offert par l'OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse)

- Baptiste (20 ans), pour son engagement à l'UNICEF où il défend la cause des enfants, depuis ses années lycée et aujourd'hui à l'université.                         .
"Donner c'est aussi recevoir"
"Les rencontres que l'ont fait sont le moteur du bénévolat mais elles en constituent aussi toute la richesse"
"Il faut être bien arrogant pour croire que seul le bénévole peut donner et n'a rien à recevoir".
"Le plaisir décuple notre motivation, c'est le carburant du bénévolat"
"La mécanique du bénévolat c'est donc de rencontrer des gens avec qui on prend plaisir à porter et défendre une cause. »

Baptiste gagne un séjour sportif en France avec l'UCPA

Pour en savoir plus sur les actions menées par les quatre gagnants, se reporter au site du prix Jeune § Bénévole

Baptiste, Ophélie, Sabine et Marion
Tous nos voeux de réussite à ces jeunes ambassadeurs du bénévolat, pour les actions qu'ils mènent en faveur de la solidarité et de la citoyenneté

Et pour finir, un morceau de batucada qui a ponctué cette soirée et clôturé la remise des prix, exécuté par des membres de l'association "La fabrique des échos"  implantée dans le XIIIè arrondissement de Paris
 

 

 

 



 

 

 

 

 

28 novembre 2012

Etudiants bénévoles, le manque de temps est un obstacle majeur !

 Lu pour vous : un article paru sur le site de la Vie Etudiante où l'on découvre que les étudiants aimeraient s'engager davantage dans le bénévolat, mais que pour beaucoup d'entre eux, le manque de temps est un obstacle, et que, pour les mêmes raisons, le service civique est difficilement conciliable avec un emploi du temps d'étudiant...surtout si certains organismes exigent un maximum de temps (35 heures, voire plus !)

Alors, n'est-ce pas l'occasion pour les associations, de réfléchir à des types d'actions (ponctuelles, de très courte durée, e-bénévolat,) qui pourraient convenir à cette catégorie de bénévoles très motivée et compétente ?

15 novembre 2012

Des volontaires du Service Civique témoignent


Le service civique en quelques mots
Instauré par la loi du 10 mars 2010 sous l'impulsion de Martin Hirsch alors Haut commissaire aux solidarités actives, son objectif était de favoriser la mixité sociale et de développer l'engagement citoyen des plus jeunes en leur proposant, entre 16 et 25 ans, de s'engager pour une période de 6 à 12 mois au sein d'une structure associative ou d'un organisme public agréés par l'Agence du service civique.

Fin 2011, 22.000 jeunes avaient effectué un service civique. Pour 2012, 25.000 postes ont été "mis sur le marché". En septembre, 10.000 postes étaient encore à pourvoir.

Quelques chiffres et données :
- 57% de filles.
-18% seulement proviennent de zones urbaines sensibles ou de zones d'éducation prioritaires.
- 24% ont un niveau inférieur au bac, 36% sont de niveau bac, 40% ont une formation supérieure
- Implantation encore très inégale dans les DOM-TOM et assez faible dans les secteurs ruraux

Un rapport déposé sur le bureau de l'Assemblée Nationale fin 2011 mettait en évidence certains points du dispositif à améliorer, notamment en ce qui concerne l'éducation à la citoyenneté, le suivi des volontaires dans leur projet personnel, la valorisation des compétences acquises et l'absence ou l'insuffisance de contrôle sur les dérives possibles (notamment sur la définition et le contenu des missions confiées). Pour en savoir plus

Globalement, le bilan est positif pour les associations qui n'y trouvent que des avantages et souhaitent vivement que le dispositif demeure et soit renforcé...un engagement du candidat François Hollande !

Et les interessés, que disent-ils ?
Nous avons demandé à 6 jeunes ayant effectué un service civique volontaire (SCV) de nous faire part de leur expérience. Nous ne leur avons pas demandé de raconter en détail le contenu et le déroulement de leur mission. Nous voulions recueillir leur témoignage autour de thèmes plus généraux et laisser libre cours à leurs commentaires.
 
- Qui sont-ils ?
Joanna en pleine action
Joanna a 25 ans, elle a effectué un service civique de 9 mois au sein de l'association Espace Bénévolat  d'octobre 2011 à juin 2012.Elle était chargée des relations avec les associations adhérentes afin de définir avec elles leurs besoins et promouvoir les services et prestations qu'EB pouvait leur offrir. Elle a également participé à des "petits déjeuners bénévoles" destinés à faire connaître le bénévolat à certains publics


Sara et des élèves de primaire
Sara a 25 ans, elle a décidé de partir loin et a effectué pendant 8 mois (de novembre 2011 à juin 2012) un service civique au lycée français Théodore Monod de Nouakchott. Elle était chargée en mission principale, du dispositif de tutorat pour les élèves en difficulté, mais a aussi participé activement à des projets culturels et à des actions de remédiation scolaire, aide aux devoirs et soutien scolaire, FLE, FLS (français langue de scolarisation), éveil et expression pour les plus petits.

Charline a 23 ans. Elle effectue actuellement (septembre 2012 à juillet 2013) un service civique au sein de l'association  Fert (association française de coopération internationale pour le développement agricole des pays en développement et émergents), association partenaire de la guilde européenne du raid avec laquelle Charline a signé son contrat. En partenariat avec le Conseil National de l'Enseignement Agricole Privé (CNEAP), elle est chargée d'animer le réseau des correspondants régionaux d'établissements scolaires agricoles et de monter avec eux des projets d'interventions ou de forums dans les pays en développement et en France (afin de faire prendre conscience des mécanismes et inégalités qui régissent les relations internationales). Dans ce cadre, elle est également chargée d'établir un référentiel de bonnes pratiques



Plat traditionnel au
Burkina pour Adrien !
Adrien a  25 ans. Il a effectué un SCV pendant 10 mois, d'octobre 2011 à juillet 2012,  au sein de l'association "Graine de savoir et soif d'apprendre" dans laquelle il travaillait déjà comme bénévole depuis 4 ans. Ce service civique lui a permis de s'impliquer totalement et à plein temps. Sa mission comportait deux volets : 1) favoriser l'éveil citoyen par le jeu (animations dans des écoles, des maisons de quartier, des centres de loisirs..) autour de thèmes tels que civisme, violence, solidarité, développement durable... et co-organisation et animation d'un festival citoyen organisé par l'association (Festival Educ'action) en mars 2012.
2) sensibiliser à la solidarité internationale en proposant des outils, des formations sur ce thème, développer le centre de documentation de l'association et former des jeunes désirant s'engager dans un projet de solidarité internationale. Il a effectué une mission de deux semaines au Burkina Faso.


Le site de l'association
n'a plus de secret pour Alice !

Alice a 22 ans. Elle aussi a effectué un SCV à Espace bénévolat de 7 mois en 2010-2011. Plus spécialement affectée à la mission "jeune et bénévole", elle assurait la promotion et l'animation du site internet et des réseaux sociaux. Elle a par ailleurs participé à certains évènements auxquels l'association participait

Flora a 26 ans. Elle a effectué un SCV de 7 mois, de décembre 2011 à juillet 2012 au Centre Information Jeunesse (CIJ) du Val d'Oise. Elle était en charge de l'espace d'expositions (recrutement de jeunes artistes, montage de l'exposition avec eux, communication :  rédaction de communiqués et relations presse), et de la recherche de dispositifs pour rendre plus accessible la culture aux jeunes. Elle a également créé et géré une page facebook, et s'est occupée du contenu du site internet pour mettre en valeur le pôle culture. Elle a enfin créé un "quizz culture" dans le cadre d'un appel à projets de la région Ile de France. 

- Comment sont-ils devenus des volontaires du service civique ?
Il faut bien reconnaître que la motivation principale, pour la grande majorité, est l'absence d'emploi. Toutefois, certains ont une approche positive et y voient une opportunité, d'autres ont une approche "négative".... "je prends, faute de mieux". Ceux-là ne vont souvent pas jusqu'au bout de leur service civique et "décrochent" avant la fin, ce qui n'a pas été le cas de nos six volontaires qui ont abordé leur service civique de manière positive.
 
  Joanna est arrivée à Espace Bénévolat après avoir exercé, comme elle dit, des "boulots alimentaires" pendant et après des études qui l'ont conduite à une licence de médiation culturelle. Elle était au chômage mais répugnait à accepter un emploi qui ne lui aurait apporté qu'une satisfaction matérielle. Elle se cherchait, dit-elle, et souhaitait  une expérience humaine, "quelque chose d'utile, qui ait du sens, car j'avais besoin de savoir pourquoi je me levais le matin".."j'aurais pu aller chez MacDo, mais je ne m'y résignais pas".C'est alors qu'une amie qui avait effectué un service civique lui a parlé de sa propre expérience.
  Alice recherchait un emploi dans le domaine de la communication, (sa spécialisation) après un DUT "techniques de commercialisation". C'est par la mission locale de sa ville de résidence (dans la Manche) qu'elle a connu le service civique et qu'elle a pu ainsi trouver l'opportunité d'intégrer une équipe chargée de communication.
  Sara a fait un DUT de journalisme et est titulaire d'une licence Culture et Communication, d'un master1 "ingénierie des médias pour l'éducation" et d'un DU Français Langue Etrangère. Elle souhaitait travailler, dit-elle, "avec les réfugiés", mais les offres d'emploi la renvoyaient la plupart du temps sur le site du Service Civique, et c'est ainsi qu'elle a répondu à une offre de l'Agence de l'Enseignement Français à l'Etranger (AEFE) rattachée au Ministère des Affaires étrangères.
  Charline a une licence de droit suivie d'un M1 et M2 "Organisations internationales" qu'elle vient de terminer à Sciences-Po Grenoble. Après un stage à  Médecins du Monde, elle a décidé d'effectuer un service civique afin d'enrichir son expérience, se donner le temps "de réfléchir à ce que je voulais vraiment" et "profiter d'une période d'entre deux", acquérir de nouvelles compétences et travailler dans le secteur associatif, et à ce sujet, "la symbolique du service civique était intéressante"
  Adrien avait commencé des études de commerce, mais "je me suis rendu compte que ça ne me ressemblait pas du tout" . Il a alors voyagé pendant deux ans au Mali et en Europe, en effectuant des "petits boulots". A son retour en France, tout en étant assistant d'éducation dans des lycées, il s'est engagé comme SCV en complément d'un mi-temps au lycée. Il connaissait l'association dans laquelle il travaillait déjà comme bénévole.
  Flora a une licence LEA, un master1 "LEA traduction" et un master2 "relations interculturelles et coopération internationale, management culturel". Elle était au chômage mais a choisi de se donner une période de réflexion, compléter sa formation, acquérir de nouvelles compétences, et ainsi, enrichir son CV. L' action solidaire l'attirait. Elle a trouvé cette offre sur le site du service civique.

- Un accueil en général chaleureux et attentif qui a facilité leur intégration, des organismes "qui jouent le jeu"
Joanna souligne l'engagement de sa tutrice  et l'assistance qu'elle a trouvée au sein de l'association (un ancien DRH bénévole) pour mieux cerner son projet personnel.
Alice estime avoir pu travailler en étroite liaison avec sa tutrice qui lui laissait une grande marge d'autonomie et de responsabilité, dans un cadre régulier d'échanges et de bilans. Des objectifs lui étaient fixés. Elle a pu parler de son projet personnel.
Sara, qui avait effectué plusieurs stages,  précise que c'est la première fois qu'elle s'est sentie aussi bien accueillie. Elle a travaillé en totale autonomie dans sa mission principale de tutorat dont elle était entièrement responsable, en groupe pour les autres activités. Le proviseur adjoint (son tuteur) l'impliquait dans toutes les réunions. Elle a ressenti un peu de difficultés au début car "l'univers des professeurs est très corporatif..." ! son rôle n'était effectivement pas clairement identifié au début.
Ce qui l'a marquée "un public auquel je ne m'attendais pas" : des enfants scolarisés en France, de retour avec ou sans leur famille en Mauritanie où ils peuvent continuer leur scolarité (commencée en France) au lycée français de Nouakchott !
Adrien connaissait déjà l'association dans laquelle il travaillait depuis 4 ans comme bénévole avec "des amis de longue date pour la plupart" et se sentait donc "chez lui". Pour ce qui est de son projet personnel, il savait d'ores et déjà ce qu'il voulait ! Ce qui l'a marqué :
"Le festival Educ'Action organisé par mon association en mars 2012....intense et riche en rencontres, en sourires partagés ..tout simplement magique ! de même que "le verre levé au Burkina pour fêter la fin de mon SCV, dans un pays extraordinaire"
Charline se sent parfaitement intégrée et dispose d'une grande autonomie. Le projet sur lequel elle travaille avait débuté en janvier 2012. Elle s'est "raccrochée aux wagons" avec facilité !
Flora a pu travailler avec beaucoup d'autonomie, et des responsabilités lui ont été confiées. Elle assistait aux réunions hebdomadaires du staff (6 salariés).

- Ils n'ont pas perdu leur temps....des compétences nouvelles ou renforcées inscrites à leur CV
Nos 6 volontaires sont unanimes pour dire que le SCV leur a beaucoup apporté sur le plan professionnel et personnel. Ils citent :
l'apprentissage de nouvelles techniques (nouveaux logiciels, compétences WEB et multimedia, techniques de communication, rédaction de communiqués et relations presse, évènementiel, montage de dossiers de financement, conduite de projets.....), l'apprentissage du travail en équipe,la transmission de  savoirs, des compétences pédagogiques et un apprentissage du milieu et des activités scolaires, une ouverture sur l'extérieur et la connaissance de publics très divers, la prise de parole en public, l'accueil téléphonique, l'organisation de son temps, une meilleure confiance en soi......et enfin, l' ouverture sur le bénévolat, "expérience humaine qui me servira toute ma vie".

Ils ont majoritairement suivi la formation PSC1 ou équivalent. Quant à la formation "citoyenne", certaines associations ont devancé le décret d'application en permettant aux jeunes volontaires de suivre cette formation auprès d'organismes qui la dispensent sous une forme ou sous une autre (Ligue de l'Enseignement, Guilde européenne du raid, par exemple...)

- Et après.....?
Joanna a trouvé un emploi en CDI à la Mairie de Montreuil, dans lequel elle se sent bien. Chargée de l'accueil au sein du service "Prestations à la population", elle est formelle : c'est son service civique qui a été déterminant au cours de son entretien d'embauche, et sa connaissance du secteur social  acquise pendant son SCV l'aide dans son travail quotidien, en lui donnant un regard tourné vers les autres.
Alice est retournée dans la Manche et a trouvé un CDI de télé-opératrice dans une entreprise en attendant un emploi correspondant davantage à sa formation initiale. Mais son expérience de service civique et les compétences qu'elle y a acquises figurent désormais sur son CV comme une expérience professionnelle à part entière, et non pas "comme un stage ou du bénévolat", dit-elle
Sara a décidé de prendre une année sabbatique pour faire du bénévolat (alphabétisation et ASL, éducation populaire, interprétariat auprès de journalistes réfugiés..). Elle déborde d'enthousiasme. A la question "comment vas-tu faire financièrement", elle répond avec fierté qu'elle a économisé au cours de ses "petits boulots", mais surtout pendant son service civique (ce qui va en étonner plus d'un !) car l'allocation allouée, identique à celle perçue en France et très légèrement augmentée d'un petit "rajout" par la structure d'accueil, lui a permis de vivre très correctement tout en mettant de l'argent de côté, étant donné le niveau de vie en Mauritanie !!
Elle a réalisé que sa place n'était pas dans l'education nationale, ni dans l'expatriation. Mais elle a conforté son attirance pour l'enseignement du FLE qui la passionne.
Pour Charline, il est encore trop tôt, mais grâce à cette expérience, " j'affirme mon profil associatif voire humanitaire"
Flora pense avoir trouvé sa voie à l'issue de sa période de réflexion. Elle cherche résolument un travail à l'étranger. Si le domaine culturel continue de la passionner, elle y associe désormais un désir de travailler "pour aider les autres". En attendant, elle prépare ce projet de mobilité en suivant des formations notamment à l'AFIJ (Association pour Faciliter l'Insertion professionnelle des Jeunes diplômés) et participe à des ateliers au Pôle emploi international
Adrien a définitivement compris que la voie du développement et de l'éducation populaire était la sienne, laissant loin derrière lui une carrière commerciale à laquelle ses études le destinaient. Le service civique l'a confirmé dans son projet personnel. Il est aujourd'hui très impliqué dans l'action bénévole au sein de la même association. Par ailleurs, il prépare le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport), spécialité Loisirs tous publics, en alternance avec un emploi d'animateur sans un centre social de la région parisienne.

-Laissons-leur la parole...
Aucun n'a l'impresion d'avoir perdu son temps, tous le conseilleraient à un(e) ami(e), mais Adrien précise "pour un jeune qui n'a pas de loyer à payer ou qui vit encore chez papa maman et ne souhaite pas économiser de l'argent"

Notés çà et là...quelques commentaires 
"c'est une belle expérience enrichissante" "les jeunes devraient passer par le bénévolat" "j'avais besoin de savoir pourquoi je me levais le matin" "j'ai apprécié les responsabilités données et la liberté de m'exprimer.... en comparaison avec un stage en entreprise" "c'est une expérience humaine qui me servira toute ma vie" "pouvoir participer au fonctionnement d'une association tout en étant indemnisé, cela permet un meilleur engagement pour une action qui te tient à coeur" "je veux valoriser cette expérience très intéressante" "on m'a vraiment fait confiance", "je le conseille en disant que ça peut permettre de réfléchir sur son projet professionnel, de faire une pause et de se réorienter", "le SCV présente l'avantage d'être plutôt bien perçu par les employeurs", "il n'y a pas la pression du salariat"...

Mais en contrepoint :
Si Sara a pu mettre de l'argent de côté, elle est la seule, et l'on sait pourquoi !
"on exige de nous autant que de salariés" "comment faire avec 560 euros/mois à Paris", "je faisais la même chose que mon tuteur qui gagnait  3 fois plus que moi" "aucune cotisation chômage, et donc pas de reconnaissance à Pôle emploi" "il faut reconnaître que c'est un travail salarié au rabais" "les volontaires ne devraient pas travailler 35 heures comme les salariés car leur statut est différent", "un dispositif de plus aux dispositifs de volontariat sous payé"
"le service civique est clairement un travail au rabais...un palliatif au chômage des jeunes....un moyen de ne pas les faire figurer dans les statistiques nationales"

...Et quelques suggestions :
"Davantage de temps de formations, de suivi, de débouchés"
"de meilleures indemnités" "il faudrait au moins nous payer la carte de transport" "davantage de rencontres avec d'autres volontaires pour échanger sur nos activités" "davantage de formation citoyenne" "j'aurais aimé qu'on valorise mes actions" "j'aurais aimé avoir des formations plus personnalisées qui correspondent à mon projet professionnel, des formations vraiment utiles" "un accompagnement en France au départ et au retour" (pour les SCV à l'étranger)
....et aussi...une homogénéisation des durées hebdomadaires de travail, celles-ci allant de 25 heures à 35 heures (voire plus) chez nos six volontaires, ou une harmonisation avec différenciation pécuniaire !

 

En conclusion :

- une grande satisfaction, une expérience humaine enrichissante, des moments forts, des compétences acquises, une meilleure visibilité et un temps de réflexion sur le projet professionnel
 
- des "revendications" : le montant de l'indemnité, des rencontres et un partage d'expériences avec d'autres jeunes SCV, une homogénéisation de la durée du travail ou une différenciation pécuniaire
 
- mais une certitude : le service civique n'est pas prêt de disparaître et doit se renforcer afin de devenir une véritable "école de la citoyenneté" !


Merci à Adrien, Alice, Charline, Flora, Joanna et Sara

04 novembre 2012

Reconnaissance du bénévolat.....une pratique québécoise affirmée

Comment témoigner de la reconnaissance aux bénévoles de manière concrète et officielle ? C'est un sujet largement abordé dans le livre blanc publié à l'issue de l'année européenne du volontariat et du bénévolat, qui fait état de nombreuses suggestions émises par les représentants des différents Etats membres...pouvant aller jusqu'à une reconnaissance au plus haut niveau de l'Etat !
 

Le Canada, et plus particulièrement le Québec est toujours une référence, et il est souvent intéressant d'aller visiter les sites du bénévolat québécois.


C'est ainsi que j'ai découvert que chez nos cousins de "la belle province" il existe une procédure de reconnaissance au plus haut niveau puisqu'elle relève du Gouvernement, une distinction officielle spécifique à l'action bénévole.
Il suffit, pour les associations, d'en faire la demande auprès du "Ministère de l'Emploi et de la solidarité sociale, Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales", qui délivre une "attestation de reconnaissance".

Pour avoir une idée des renseignements à fournir :  Le formulaire de demande, à remplir par les associations québécoises.

Il existe par ailleurs un certain nombre de prix décernés à des bénévoles dans différents domaines : le Prix québécois, le Prix du Gouverneur général pour l'entraide, le prix hommage-bénévolat Québec et bien d'autres encore....

Pour en savoir plus sur le bénévolat au Québec, visitez le site du Secrétariat à l'action communautaire.